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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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HISTOIRE DE PARISHolbein, peintre célèbre, a représenté, sur les murs du cimetière de Saint-Pierre, à Bâle , une Danse des Morts ; il en existe une autre représentation dansléglise de la Chaise-Dieu . Tous ces témoignages tendent à faire croire que lespersonnages de ce spectacle nétaient quen peinture, et quun démonstrateurrécitait au public les vers que la Mort adressait aux divers individus.

ÉTAT PHYSIQUE DE PAHIS.

Dans la période précédente, le prévôt des marchands, Marcel, avait, durantla prison du roi Jean, étendu lenceinte de la partie septentrionale de Paris .Pendant celle-ci, sous le règne de Charles V , Hugues Aubriot, prévôt de Paris ,par les ordres de ce roi, répara, embellit et fortifia cette enceinte. Il fit agrandirles bastilles ou forteresses situées aux principales portes de la ville. La bastillede la porte Saint-Antoine était la plus considérable. Cette enceinte immense,ces forteresses, le creusement des fossés autour de toutes les parties des mu-railles de cette ville, lui donnèrent un caractère imposant.

égouts. Hugues Aubriot soccupa encore, dans lintérieur de Paris , douvragesmoins apparents, mais tout aussi utiles. Par des canaux creusés, il procura lé-coulement des eaux stagnantes qui corrompaient lair et causaient de fréquentesmaladies. Lancien lit du ruisseau de Ménilmontant offrit un canal naturel àcet écoulement; on le nomma et on le nomme encore le grand égout. Il bordaitune partie de lenceinte septentrionale, allait et va encore se vider dans la Seine au-dessous de Chaillot. Ce même prévôt de Paris fit creuser plusieurs égoutsparticuliers qui vinrent se décharger dans cet égout principal ; mais ils restaientà ciel ouvert et dépourvus de maçonnerie. Légout du Pont-Perrin , qui passaitsous la bastille Saint-Antoine, fut, en 1412, détourné, couvert et dirigé à traverslenclos dit la culture de Sainte-Catherine, dans les fossés du Temple.

rues de paris . Pendant cette période, on soccupa, plus soigneusement quepar le passé, du pavé et du nettoiement de la ville. Les rues, pour la plupartencore dépourvues de pavés, tortueuses, étroites, puantes, étaient presquetoutes bordées de maisons semblables à des chaumières. Les espaces vides, leschamps cultivés, les nombreux clos de vignes qui, du temps de Philippe-Au­ guste , se trouvaient encore entre les quartiers habités et lenceinte que fitconstruire ce roi, furent, pendant cette période, entièrement occupés, du côtéde lUniversité, par un grand nombre de collèges et de monastères ; du côté dunord, par plusieurs hôtels que firent construire des princes, des seigneurs, desévêques, des abbés, etc., que leurs intérêts ou leurs plaisirs attiraient à Paris .Ces divers établissements avaient déjà, depuis longtemps, débordé la vieilleenceinte lorsquon construisit la nouvelle; et Charles V , ayant inspiré, par sonexemple, le goût et le luxe des constructions, plusieurs hôtels et séjours , commeon les nommait alors, furent bâtis en dehors des anciennes murailles.

ÉTAT CIVIL DE PARIS .

Pour dédommager les habitants de plusieurs actes oppressifs, Charles V , par