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maladie, qui fut nommé le mal de Naples. On lit dans les registres manuscrits duparlement de Paris , qu’en 1788, on ordonna au commis chargé de l’administra-tion des personnes affligées de cette maladie, d’intimer aux malades étrangersl’ordre de sortir de Paris dans vingt-quatre heures, sous peine de la hnrl; quantaux Parisiens atteints de la même maladie, ils pouvaient rester à Paris en obser-vant de ne point sortir de leurs maisons.
Les pauvres de celte ville, frappés du même mal, furent logés dans quelquesmaisons des faubourgs, et notamment dans celles du faubourg Saint-Germain.Du nombre de ces maisons était la muladrerie. Avec les matériaux et sur l’em-placement de celle-ci, il fit rebâtir un hôpital destiné à renfermer des men-diants de profession, des vieillards infirmes, des hommes séparés de leursfemmes, des enfants affligés de la teigne, des femmes sujettes au mal caduc,et des insensés. Quoique cet hôpital ne fût plus, comme auparavant, spécia-lement affecté à la guérison des maladies vénériennes, ceux qui en étaientaffligés y furent reçus jusqu’en 1559, époque où on les transféra à YHôpilal deF Oursine.
L’emplacement de cet hôpital est vaste et salubre. Le nom de PetHes-Maisonslui vient des chambres basses ou loges dans lesquelles étaient placés les fousou malades. Avant la révolution, ces chambres étaient occupées par plus de quatrecents pauvres ; on y admettait des époux âgés et infirmes qui, moyennant unesomme de 1,500 livres, une fois payée par chacun d’eux , recevaient le logementet la nourriture pendant le reste de leur vie. Aujourd’hui voici les conditionsd’admission réglées par l’ordonnance de 1801 : l'un des époux doit avoir aumoins soixante ans , et l’autre soixante-dix ans; les veufs et les veuves doiventêtre âgés de soixante ans. On leur donne, outre une quantité déterminée de painet de viande crue, trois francs en argent tous les dix jours; une voie de bois,deux voies de charbon par an. Us doivent s’entretenir de linge et d’habits. Tel estle sort de ceux qui, dans cet hospice, occupent la partie appelée le Préau. Dansles salles appelées les Dortoirs , les personnes admises doivent pourvoir à leurhabillement ; mais elles sont nourries et blanchies entièrement.
La population de l’Hospice des Ménages fut, par un arrêté du 11 avril 1804-,fixée ainsi qu’il suit : cent soixante grandes chambres pour des ménages, con-tenant trois cent vingt personnes ; cent petites chambres pour des veufs et desveuves, et deux cent cinquante lits dans les dortoirs : ce qui porte le nombre despersonnes admises dans cet hospice à six cent soixante-dix.
enfants-tuocvés. En 1552, on destina l’hôpital de la Trinité, occupé par lescomédiens appelés Confrères de la Passion , à recevoir les enfants abandonnés.Suivant l’ancien usage , les seigneurs hauts justiciers devaient fournir à leurentretien. Ces seigneurs, à Paris , étaient tous ecclésiastiques. La plupart d’en-tre eux, pour se soustraire à cette charge, prétendirent que l’évêque et lechapitre de Notre-Dame étaient obligés, par des fondations expresses, de pour-voir à l’entretien de ces enfants. Le parlement rendit un arrêt, en 1555,qui ordonna à tous les seigneurs de Paris de payer pour cet entretien , chaqueannée, la somme de 960 livres. Ces seigneurs obtinrent des lettres d’évocationau parlement sur un faux exposé, comme le dit l’avocat du roi à l’audience