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somme de deux écus. — Sous le règne de Henri IV , des troupes ambulantes ve-naient à Paris établir leur théâtre à la foire Saint-Germain ou ailleurs. En 1004il s’y trouvait des comédiens espagnols.
Une ordonnance de police, du 12 novembre 1609, fait mention de deux sallesde spectacle. Elle prescrit aux comédiens de l’une et de l’autre salle de finir, enhiver, leurs jeux à quatre heures et demie du soir ; — de ne point exiger desspectateurs plus que la somme de cinq sous au parterre, ni plus de dix sousaux loges ; — de ne représenter aucune pièce sans l’avoir préalablement com-muniquée au procureur du roi, et sans l’avoir fait revêtir de son approba-tion.
comédiens italiens. Leur théâtre était situé rue de la Poterie, au coin de larue de la Verrerie, hôtel d’Argent . Ces comédiens s’établirent à Paris en 1600 :ils étaient à la solde du roi. Le 16 octobre 1608, Henri IV écrivit, en effet, aufils du duc de Sully pour lui ordonner de faire payer aux Comédiens italiens lasomme de six cents livres, qui leur était due pour les mois passés, et de les fairepartir sur-le-champ pour Fontainebleau , où ce roi veut qu’ils jouent en sa pré-sence : t Quand mon cousin le duc de'Sully sera de retour, dit-il, je lui ordon-« nerai de leur faire payer le reste. »
On voit, par ces notions, que l’art théâtral n'était point encore, en France , sousle règne de Henri IV , sorti des ténèbres de son ancienne barbarie.
enceinte de PAins et ses portes. Sous Henri IV , l’enceinte de cette villedifférait peu de celle qui fut établie sous le règne de Charles VI . Depuis, on y avaitajouté diverses fortifications. On construisit alors une portion de muraille qui, dela porte Saint-Denis , allait aboutir au bastion du jardin des Tuileries , et enserraitune grande partie de l’espace compris entre ces deux points. Outre l’enceinte desmurailles, il existait au delà une première fortification qu’on appelait les barrières,et qui enserrait plusieurs faubourgs.
On entrait dans Paris par seize portes fortifiées de tours et munies de pontsen pierres et de ponts-levis établis sur le fossé. — Dans la partie du nord étaientsept portes où l’on entrait en passant sur un pont dormant qui se terminait parun pont-levis. — Laporte Saint-Antoine, à côté de la Bastille. Depuis longtempson avait renoncé à faire passer la route à travers les bâtiments de cette forte-resse ; et, pour la laisser libre, on avait déjà détourné le chemin. On construi-sit vers ce détour une porte de ville, qui, en 1671, fut rebâtie par François Blon del . La porte du Temple était protégée par un large fossé et par un ouvrage consi-dérable bâti à l’extérieur, et nommé le Bastion. Démolie en 1678, cette porte futreconstruite en 1684. — La porte Saint-Martin. Elle présentait un grand édifice,flanqué à sa face extérieure de cinq ou six tours rondes. — La porte Saint-Denisse composait d’un édifice quadrangulaire, protégé à ses angles de tours rondes,surmontées deguérites enmaçonnerie. Cette porte fut démolie en 1671. —LaporteMontmartre, située à l’endroit où la rue de ce nom est coupée par la des Fossés-Montmartre et par la rue Neuve-Saint-Eustache.