SOUS LOUIS XTII.
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COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES DE FEMMES.
ursulines, couvent de filles, situé à l’hôtel Saint-André, rue Saint-Jacques,n os 243, 245, fondé par Madeleine Lhuillier, qui attira, en 1598, d’Aix en Pro-vence deux religieuses ursulines. Celles-ci s’occupèrent, suivant la règle de leurinstitution, à instruire les jeunes filles, et prirent des pensionnaires. Une simplechapelle suffit d’abord aux besoins des religieuses; mais, peu d’années après,on la remplaça par un édifice plus somptueux, dont Anne d’Autriche , le 22juin 1620, posa la première pierre; cette construction fut achevée en 1627. Dece couvent sortit cette pépinière d’ursulines qui, peu de temps après, se dispersadans presque tous les bourgs et villes de France . Il fut supprimé en 1790, et, surune partie de l’emplacement, on a ouvert la rue des Ursulines.
ursulines de la rue sainte-avoye, situées dans cette rue, n° 47. Il existaitdans la rue Sainte-Avoye une communauté de femmes veuves, fondée, en 1288,par Jean Séquence, chevecier de Saint-Merry; Madeleine Lhuillier décida lesfemmes de cette communauté à embrasser la règle et les constitutions des ursu-lines, en leur promettant de leur céder une rente annuelle de mille livres. Cecouvent a été supprimé en 1790, et la synagogue des juifs fut établie, en 1802,sur une partie de son emplacement.
bénédictines de la ville-l’évêque, couvent situé rue de la Madeleine, aucoin nord-est de celle de Surenne. Catherine d’Orléans de Longueville et Mar-guerite d’Estouteville, sa sœur, se conformant au goût du temps, voulurent aussifonder leur monastère ; elles introduisirent, en 1613, dans les maisons qu’ellesavaient achetées à la Ville-l'Évêque, dix religieuses, que Marie de Beauvilliersabbesse de Montmartre, consentit à tirer de son abbaye pour peupler le nouveaumonastère. Puis on érigea le couvent de la Ville-l’Evêque en prieuré, et Mar-guerite de Yeiny d’Arbouse y introduisit la réforme et les austérités de la règlede saint Benoît. Ce couvent fut supprimé en 1790. L’emplacement fut vendu àdivers particuliers, qui y ont fait construire des maisons.
la visitation de sainte-iuarie, couvent de religieuses, situé rue Saint-Antoine, entre les n os 2!4 et 216. En 1619, Jeanne-Françoise de Frémiot, veuvedu baron de Chantal, conduisit de Bourges à Paris, par ordre de saint Françoisde Sales , trois religieuses de la Visitation. En 1628, leur supérieure, Hélène-Angélique Lhuillier, acheta l’hôtel de Cossé, rue Saint-Antoine. On y fit bâtir,en 1682, une église, sur le modèle de Notre-Dame-de-la-Rotonde à Rome , et surles dessins du célèbre François Mansard . Elle fut achevée en 1684, et nomméeNotre-Dame-des-Anges. Cet édifice est digne de son auteur. Il offre une rotondedécorée avec goût; le dôme ou lanterne qui s’élève au-dessus du principal auteloffre ii l’intérieur une peinture dont le sujet est l’Assomption de la Vierge . Cecouvent fut supprimé en 1790; ses bâtiments furent vendus à divers particuliers;et l’église, conservée, a été, en 1802, cédée au culte calviniste de la confessionde Genève .
visitation de sainte-marie, autre couvent du même ordre, situé rue Saint-Jacques, entre les n os 193 et 195. Le premier couvent de la Visitation ne suffit