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SOUS LOUIS XIV .juillet 1789, se saisir de ces fusils. Ils y mirent un empressement qui devintfuneste à quelques-uns : il y en eut plusieurs de blessés. Cette découverte con-tribua au succès de la prise de la Bastille. C’est sous ce dôme que l’architecteVisconti prépare actuellement le monument funéraire élevé à la mémoire deNapoléon . Les restes de l'Empereur ont été déposés aux Invalides le 15 décem-bre 1840.
Le nombre des officiers ou soldats entretenus aux frais de l’État dans l’hospicedes Invalides , est de deux mille environ.
sainte-madeleine de la ville-l evêque, église paroissiale située sur leboulevard de ce nom, en face de la rue Tronchet. Le lieu de la Ville-l’Évêqueétait, au douzième siècle, une ferme, une maison de campagne, ou, comme ondisait autrefois, un séjour de l’évéque de Paris . Cette maison avait une chapelleautour de laquel'e il s’était formé un village dont le nombre des habitants s’ac-croissait toujours. Il paraît que le bâtiment de la chapelle, lors môme qu’elle futérigée en cure, était peu considérable. Le roi Charles VIII le fit reconstruire, et,le 21 février 1487, en posa la première pierre ; le 20 novembre 1491, il y établitune confrérie de la Madeleine , dont lui-même et la reine son épouse furentmembres : le nom de cette confrérie devint celui de la chapelle. Son bâtimenttombait en ruine; son étendue était insuffisante pour le nombre des parois-siens : elle fut reconstruite en 1659. Plus tard encore, l’église de la Ville-l’Évêquene fut plus assez vaste. Il fut décidé qu’elle serait reconstruite et située en facede la rue Royale, afin que son portail terminât magnifiquement de ce côté laPerspective de la place Louis XV. Le 3 avril 1764, on posa la première pierre decet édifice, dont M. Contant d’Ivry fut l’architecte. 11 avait élevé son bâtimentjusqu’à la hauteur de quinze pieds au-dessus du sol, lorsqu’en 1777 il mourut :M. Couture le remplaça. Celui-ci trouvant plusieurs défauts dans le plan de sonPrédécesseur, fit, sans égard, démolir les murs de face, les chapelles, les colonnes,et substitua un nouveau plan de sa création. Ainsi temps, argent, matériaux,tout fut perdu et sacrifié au système du sieur Couture , qui lui-même recom-mença les travaux qu’il avait exécutés à plusieurs reprises. Malgré les démolitionssuccessives et les interruptions de ces constructions, elles étaient assez avancéesen 1790; mais elles furent suspendues par l’effet de la révolution. En 1802, leculte de la paroisse Sainte-Madeleine fut transféré dans l’église de l’Assomption,eue Saint-llonoré.
Bonaparte , devenu Empereur , conçut le projet de convertir cet édifice en untesiple de la gloire, où, sur de longues tables d’or massives, devaient êtreinscrits les noms des militaires signalés par leurs exploits. L’exécution de ceProjet fut commencée en 1806; mais les travaux, quelques années après, furentinterrompus, et les événements politiques en ont empêché la reprise. Une ordon-nance du 19 janvier et du 14 février 1816 porte que cet édifice sera acheva afind y placer les monuments expiatoires de Louis XVI , de la reine son épouse,de Louis XVII et de la princesse Élisabeth. L’ordre ne fut pas encore suivi de1 exécution ; et les murailles restées à demi construites et sans toits, les colonnesélevées à une grande hauteur, sans chapiteaux, sans entablement, ofiraient'image des ruines d’un temple de l’antiquité, quand enfin on s’est décidé