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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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HISTOIRE DE PARIS

partie inférieure une fontaine. M. Pingré, savant astronome, membre de l’A-cadémie des sciences , fut chargé du cadran.

académie de chirurgie. Elle tenait ses séances dans la grande salle du Col-lège de Chirurgie, siLué rue des Cordeliers, aujourd’hui de l’École de Méde-cine, et dans l’emplacement qu’occupe YÉcole gratuite de Dessin . Cette acadé-mie, fondée en 1631, et confirmée par lettres patentes de 1748, était composéede soixante académiciens et d’un certain nombre d’associés, tant français qu’é-trangers. On y distribuait plusieurs prix. Quatorze professeurs y enseignaienttoutes les parties de la science chirurgicale. — Cette académie tint ensuite sesséances dans le nouveau bâtiment des Écoles de Chirurgie, et s’y est maintenuejusqu’au temps de la révolution.

école gratuite de dessin, rue de l’École-de-Médecine, dans l’emplacementqu’avait occupé l’Académie de Chirurgie . Cette école, dont le sieur Bachelier,peintre, sollicita l’établissement, et dont il fut le directeur, fut ouverte enseptembre 1766. On admet dans cette école tous les enfants qui se présentent :des maîtres leur enseignent gratuitement l’architecture et l’ornement. Ceux desélèves qui remportaient des prix obtenaient autrefois la maîtrise de la professionpu métier auquel ils se destinaient.

écoles de droit, situées sur la place du Panthéon. La plus ancienne Écolede Droit se trouvait rue Saint-Jean-de-Beauvais. Elle fut établie, dit-on, en1384, par Gilbert et Philippe Ponse, dans la maison de cette rue où, depuis,a logé le célèbre imprimeur ltobert-Estienne : on n’enseignait dans cette écoleque le droit canon ou ecclésiastique. Le droit civil était prohibé à Paris . Leparlement, en 1563 et en 1568, autorisa temporairement quelques légistes àprofesser le droit civil dans cette ville; mais cette autorisation cessa en 1572, etl’article 69 de l’ordonnance de Blois de 1576 porte : « Défendons à ceux de l’U-» uiversitéde Paris de lire ou graduer en droit civil. » Louis XIV , par un édit dumois d’avril 1679, ordonna le rétablissement de la chaire du droit romain.

Sous le règne de Louis XV , le bâtiment de la rue Saint-Jean-de-Beauvais, oùse tenaitcette école, devint insuffisant. On s’occupa de procurera cette école unlocal plus convenable. On choisit l’emplacement qu’occupe aujourd’hui Tédi-lice de ces écoles, parce qu’il devait contribuer à la décoration de la place pro-jetée devant la nouvelle église de Sainte-Geneviève. Get édifice fut commencéen 1771 sur les dessins de Soulllot. Le 24 novembre 1783, les travaux étantterminés, les professeurs de la faculté de Droit vinrent solennellement en pren-dre possession. Le 5 décembre suivant, l’Université lit l’inauguration de cesnouvelles écoles; et, pour ajouter à la pompe de cette cérémonie, on y joignitcelle de la réception d’un nouveau docteur en droit; réception assaisonnée depratiques allégoriques qui sentaient le vieux temps.

Avant la révolution, la faculté de droit se composait de six professeurs endroit civil et canon, d’un professeur en droit français et de douze agrégés.Toutes les facultés de droit, en France , languissaient alors dans l’état le plusdéplorable. L’enseignement était nul, les examens, les thèses n’offraienl qu’unevaine cérémonie. Le doyen de celle faculté vendait à prix (ixe les diplômes