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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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SOUS LOUIS XV . 539

seulement on venait de couvrir. La rue Neuve - des-Mathurins fut ouverteen 1778; celle de Joubert en 1780; celle de Saint-Nicolas, ainsi que cellede Caumartin, en 1784. Les autres rues de la Chaussée-d’Antin sont encoreplus récentes. C’est dans ce quartier, au nord de la rue Saint-Lazare, qu’ona construit le quartier de la Nouvelle Athènes. Outre les rues du quartier de laChaussée-d’Antin, plusieurs autres rues et avenues furent ouvertes sous le règne deLouis XV (1).

boulevards du midi. Sous Louis XIV , on planta les boulevarts du Nord; ceuxdu midi le furent sous Louis XV . Ce travail dura plusieurs années, et fut entière-ment achevé en 1761. Les avenues qui se trouvent entre le boulevart et l’École-Militaire, entre l’Hôtel des Invalides et Vaugirard , ainsi que celles qui entourent leChamp-de-Mars , furent plantées sous ce règne.

Durant la campagne de 1768, on commença à construire le Pont de Ncuilly,l’ancien pont en bois ayant été ruiné par les glaces de l’hiver précédent. On en-treprit aussi les travaux de la magnifique avenue de Neuilly. Cette avenue et cepont furent terminés en 1772.

petit-pont de paris . Le Petit-Pont était bordé de maisons qui rétrécissaientla route, interceptaient le courant d’air et y maintenaient l’humidité. Un accidentchangea son état; le 27 avril 1718, deux bateaux de foin enflammés vinrent s’arrê-ter sous ce pont et consumèrent la plupart des maisons qui s’y trouvaient. On or-donna des quêtes pour soulager les habitants de ces maisons incendiées. Ce pontendommagé fut rétabli ; les maisons qni bordaient la route ne furent pas recon-struites; des trottoirs les remplacèrent.

Une grande quantité d’édifices ajoutèrent, sous ce règne, aux embellissementsque Louis XIV avait commencés dans Paris . J’ai parlé de l’École-Militaire, del’église Sainte-Geneviève, de l’hôtel des Monnaies, des deux vastes bâtiments quidécorent la place Louis XV, de l’église Saint-Philippe-du-Roule, de la Halleaux blés et de quelques autres édifices moins considérables. On peut y joindre lafontaine de Grenelle, l’hôtel d’Armenonville, reconstruit et réparé pour l’ad-ministration des postes ; le Palais-Bourbon , commencé en 1722, devenu depuis lePalais de la Chambre des députés. — Vers la fin de 1772, on commença alors aussia déblayer la colonnade et la cour du Louvre, à les dégager des gravois, des écha-

(1) En 1723 on planta VAvenue d’Antin, qui doit son nom au duc d’Antin, surintendant des fi-nances -.elle commence au Cours la Reine, et finit à l’étoile des Champs-Elysées . Les Champs-Elij-sees furent entièrement replantés en 1770. Deux autres avenues qui aboutissent à cette promenade,celles de Marigny et des Veuves, furent plantées sous le même règne. A la place des marais qui setrouvaient entre ces avenues on a commencé, en 1822, à construire le Quartier de François /".

En 1739, on ouvrit la rue de Malte, faubourg du Temple. — Lorsqu’en 1762 on commença, sur1 emplacement de l’hôtel de Soissons, la construction de la Halle aux blés, sept rues furent ouvertes :celles de Sartines, d’Oblin, de Vannes , de Varennes, de Babille et de Mercier, qui aboutissent ài édifice de cette balle ; et celle de Viarmes, qui l’entoure. — Lorsqu’en 1765 on construisit le mar-ché Saint-Martin, plusieurs rues qui aboutissent à cet ancien marché, furent alors ouvertes : tellessont les rues de Henri, marché SainMMartin, Saint-Marcoul, Saint-Maur , Saint-Martin et la rueRoyale-Saint-Martin. —Dans la même année, le passage de Lesdiguières, qui, du temps de la Révo-lution, a été converti en une rue. — En 1767, la rue de Ménars fut ouverte. Avant cette année, cen’était qu’un cul-de-sac qui conduisait à l’hôtel du président Ménars , et que l’on prolongea jus-qu’à la rue de Grammont. — En 1770, fut ouverte la rue d’Artois ou Lafitte, longtemps nomméeCerutti ; elle conduit du boulevard des Italiens à N.-D. de Lorette.