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de l’amphithéâtre. Sur le mur du fond de ce péristyle, se voient cinq médaillonsoffrant les portraits de Jean Pitard , d’Ambroise Paré, de George Maréchal, deFrançois de la Peyronnie, et de Jean-Louis Petit , célèbres chirurgiens français .Dans le fronton qui couronne cette ordonnance, est un bas-relief exécuté parBerruer, représentant la Théorie et la Pratique se donnant la main. L’amphi-théâtre, qui peut contenir douze cents élèves, est décoré de trois fresques,exécutées par Gibelin. Les autres corps de bâtiments contiennent des salles dedémonstration, d’administration, et une bibliothèque ; l’étage situé sur la rueest occupé par un vaste cabinet d’anatomie humaine et d’anatomie comparée.C’est là que siège la Faculté de médecine. Vingt-six professeurs font des courssur les diverses parties des sciences médicales.
L’Académie royale de médecine fondée en 1820, tient ses séances rue dePoitiers, n° 2. Elle se compose de soixante quinze académiciens titulaires , desoixante honoraires, de trente associés libres et de quatre-vingts associésordinaires. Elle se divise en trois sections, médecine, chirurgie et pharmacie.
école royale des ponts-et-chaussées , située d’abord Chaussée-d’Antin,vis-à-vis la rue Sainte-Croix. Depuis elle a changé plusieurs fois d’emplace-ment : elle est aujourd’hui située rue Culture-Sainte-Catherine, n° 27. Cetteécole importante, dont les commencements remontent à l’an 1747, ne reçut dela consistance qu’en 1784, par les,, soins du sieur Perronnet. Elle fut instituéede nouveau par la loi du 19 janvier 1791, et renferme quatre-vingts élèves, quisont tous tirés de l’École polytechnique .
L’enseignement de cette école se divise en éludes de théorie et en études depratique. La théorie consiste dans l’application du calcul, de la géométrie des-criptive , de la mécanique et de la physique à l’art de l’ingénieur des ponts-et-chaussées, dans l’architecture civile et la minéralogie. Les études pratiquessont le travail intérieur qui consiste dans l’application des théories et dans letravail extérieur, c’est-à-dire dans l’envoi d’un certain nombre d’élèves auprèsdes ingénieurs chargés de travaux importants.
école des mines , située d’abord rue de l’Université, n° 61, puis rue d’En-fer, n° 34, et enfin rue des SS. Pères. Le cardinal de Fleury avait conçu leprojet de cette utile institution. Un arrêt du conseil, du 19 mars 1783, le mit àexécution ; elle se compose d’un Conseil des Mines, qui donne des avis auxministre de l’intérieur sur tout ce qui concerne les mines, usines, salines etcarrières, et qui a sous sa direction des ingénieurs et des écoles pratiques. Lacurieuse collection de minéralogie contenue dans les salles de cette école estouverte au public les lundis et jeudis.
ÉCOLE ROYALE DE CHANT, DE DÉCLAMATION ET DE DANSE, située rue Ber-gère, n° 2. Elle fut fondée par lettres du 3 janvier 1784, à l’instigation du baronde Breteuil. Cet établissement a pour objet de perfectionner les dispositionsqu’annoncent les jeunes gens des deux sexes pour le théâtre lyrique. Leuréducation y est soignée ; on leur enseigne le chant, la musique instrumentale,l’harmonie et la composition musicales, la danse et la déclamation. Cette écoleéprouva des vicissitudes pendant la révolution. Napoléon lui procura une con-sistance nouvelle, et lui imposa le nom de Conservatoire de musique.