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de parti et qui n’eurent qu’une existence éphémère, tels sont l’espèce de sacellumdédié à Marat , sur la place du Carrousel, et ce monument en plâtre qu’on établitsur l’esplanade des Invalides, où l’on voyait le parti de la montagne, sous la formed’Ilercule, frappant à coups de massue les crapauds du marais, c’est-à-dire lesennemis du régime de la Terreur.
figure de la. liberté, élevée sur le piédestal de la statue de Louis XV , aucentre de la place de la Concorde . Elle fut érigée pour la cérémonie de l’accep-tation de la constitution de 1793. La Liberté, dans des proportions très-colossales,était représentée assise, coiffée du bonnet phrygien, s’appuyant d’une main surune haste, et tenant de l’autre le globe terrestre. Cette figure, ouvrage de Lemot,est restée en place jusqu’en 1800, époque où un arrêté de Bonaparte ordonna sadémolition, pour y substituer une prétendue colonne départementale dont on n’avu que l’image en charpente recouverte de toile peinte.
PARIS SOCS LE DIRECTOIRE ET LES DEUX CONSEILS.
Après la journée du 9 thermidor, la Convention, affranchie du joug de Ro-bespierre , travaille à réparer les maux de la Terreur et s’occupe à donner uneconstitution à la France . Le parti étranger est alarmé, il renoue ses intrigues,sème le trouble dans plusieurs lieux, soulève les habitants, affame Paris , produitles mouvements du 1 er et du 12 germinal an ni (21 mars et 1 er avril 1795), etl’émeute plus déplorable encore des trois premiers jours de prairial suivant (20,21 et 22 mai 1795). Pendant qu’une partie des Parisiens faisaient entendre encoreles chants de reconnaissance dont la Convention, libératrice des Français , étaitl’objet, une autre partie, séduite ou aveuglée, s’armait contre cette assemblée gou-vernante. Le général Danican, chef de cette expédition, souleva la plupart dessections do Paris rassemblées pour les élections, et arma quarante mille hommesqui furent dirigés contre le gouvernement. La Convention prise au dépourvu,trahie par quelques-uns de ses membres, n'avait qu’environ quatre mille hommesde troupes réglées et du canon à opposer à ces forces. Alors Barras, en qualité degénéral, fut chargé de sa défense. 11 nomma pour son second un officier qui depuisa rempli l’univers de sa renommée. Cet officier était Bonaparte , et les événementsde vendémiaire an iv commencèrent sa fortune. La Convention, vivement atta-quée, fut défendue de même : elle triompha, et usa de sa victoire avec beaucoupde modération. Vingt-deux jours après ce combat, le 6 brumaire an ;v (28 oc-tobre 1796), la constitution fut mise en activité, et le gouvernement du Direc-toire et des deux Conseils commença. Ce gouvernement, que Bonaparte avaitpuissamment contribué à établir, fut, quatre ans après, renversé par ce mêmegénéral, dans la séance tenue à Saint-Cloud le 19 brumaire an vm (10 novembre1799).
Le gouvernement directorial, occupé de guerres contre une grande partie del’Europe , occupé à réprimer des trahisons de toute espèce, à se débattre contreun gouvernement occulte organisé dans l’intérieur de la France , en butte à