SOUS NAPOLÉON BONAPARTE. 605
Ou chemin qui conduit du hameau de Mont-Souris au Petit-Montrouge, cheminnommé depuis quelques années rue des Catacombes.
L’Assemblée constituante défendit, en 1790, d’enterrer les morts dans l’inté-rieur des églises. Par arrête de la préfecture de la Seine, du 12 mars 1801, il futdécidé que trois cimetières seraient établis hors de la ville de Paris . En 1804,Napoléon ordonna qu'il en fût établi quatre.
cimetière de Montmartre, d’abord nommé Champ-de-Repos. Il est situehors du mur d’enceinte près de la barrière Blanche et de celle de Clichy . 11 futétabli sur l’emplacement d’une ancienne carrière à plâtre. Son étendue était fortcirconscrite : en 1819, il fut agrandi, et sa surface est aujourd’hui de trente ar-pents. L’inégalité de son sol produit plusieurs points de vue pittoresques.
CIMETIÈRE DE l’est, de mont-louis ou du Père-Lachaise , situé au nord-estet hors de l’enceinte de Paris , à quelque distance de la Barrière des Amandiers.François de La Chaise , jésuite, confesseur de Louis XIV , obtint de la munificencede ce roi la propriété de Mont-Louis, et y fit construire une maison de campagnequ'on voyait encore avant 1820, époque de sa démolition. L enclos de Mont-Louis, destiné à être un des cimetières de Paris , fut ouvert aux morts le 21 mai1804. Son site est heureux et varié; une partie, en plaine, occupe la hauteur duplateau ; l’autre partie descend jusqu'au bas du coteau, et forme plusieurs iné-galités pittoresques. La vue dont on y jouit s’étend sur une grande partie de Paris et sur les campagnes environnantes. Il a 80 arpents d’étendue.
Parmi les monuments les plus considérables, il faut citer le tombeau d’Héloïseet d’Abeilard, placé à droite en entrant dans le cimetière. D’autres monumentssont ornés de colonnes de marbre et ont la forme de chapelles sépulcrales. Plu-sieurs guerriers ont des monuments dans cette enceinte. Je ne parlerai que decelui du maréchal Masséna, érigé en 1817. Il offre, sur un piédestal de cinq piedsde haut, un obélisque de vingt pieds. Sur une de ses faces est le portrait de cehéros. Les monuments élevés à Molière et à La Fontaine ont une enceinte com-mune. Ailleurs sont groupés ceux de Delille, de Chénier, deBoufflers, de Parny,de Ginguené, de Suard, de Vincent, de Brongniard, architecte. L’urne cinéraireconsacrée à Boufflers porte cette inscription : Mes amis, croyez que je dors. — Ona construit en 1820 la porte d’entrée de ce cimetière; elle s’ouvre sur le boule-vard d’Aulnay.
Le cimetière du Mont-Parnasse, où l’on n’enterrait autrefois que les suppliciéset les cadavres sortis de la morgue, est très-vaste; mais il n’offre rien d’intéres-sant. Nous n’avons rien à dire du cimetière de Vaugirard, non plus que de celuide Sainte-Catherine ( rue des Gobelins), fermé depuis longtemps.
musée ou galerie des antiques, au louvre. Ce musée fut composé, engrande partie, de statues et autres monuments recueillis, en 1797, en Italie ,
conformément au traité de Tolentino, par Bertholet, Moitte, J 1 ”. 6 *
Tinet, commissaires nommés par le gouvernement poui larecierc . .
de sciences et d’arts. Ce musée fut, pour la première fois,
9 novembre 1800. — En 1815, les objets les plus précieux e ce „ , ^
furent enlevés. Cependant, malgré les pertes nombreuses qu i P lntu ’ resMusée des Antiques est encore une des plus riche» co ei ion