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SOUS NAPOLÉON BONAPARTE.
J’ai déjà parlé de la Conciergerie , je n’y reviendrai pas. Les prisons de la Force ,rue du Roi-de-Sicile, vont être remplacées par une nouvelle prison, pouvant con-tenir 1500 individus, et établie dans le quartier de l’Hôpital général.
prison de l’abbaye, située rue Sainte-Marguerite. Elle offre un bâtiment très-solide et isolé ; elle appartenait à la Justice du seigneur abbé de Saint-Germain ;elle est depuis longtemps destinée aux militaires. Mais, pendant la Révolution,on y enferma des prévenus et des condamnés politiques. Les cachots de cetteprison monacale sont horribles; un prisonnier s’y tient à peine debout, et n’ypeut vivre longtemps : ces cachots ne servent plus.
prison de saint-lazare, située rue du Faubourg Saint-Denis, n° 117. Cetteancienne léproserie est aujourd’hui uniquement destinée à renfermer les femmesen prévention ou condamnées, et les fdles publiques détenues par mesure depolice.
prison des madelonnettks, autre prison de femmes, située rue des Fon-taines, entre les n os 11 et 16. J’ai parlé de ce couvent de religieuses pénitentes ,Hui a été converti en prison. On y enferme des femmes prévenues de quelquesdélits : elles attendent là le jugement qui doit les rendre à la liberté, ou lesenvoyer à la Conciergerie. Cette maison sert aussi à la réclusion des femmescondamnées par le tribunal correctionnel. Dans des bâtiments séparés sontdétenues des femmes arrêtées pour dettes. On a établi dans cette maison desateliers où les prisonnières sont assujetties au travail.
sainte-pélagie, située quartier du Jardin des Plantes, rue de la Clef, n° 14.J ai parlé de l’origine de cette maison, qui fut bientôt convertie en prison destinéeaux femmes de mauvaise vie, et où les pères faisaient enfermer leurs filles, et lesdpoux leurs femmes dont la conduite était déréglée. Aujourd’hui elle contient desprisonniers condamnés par la justice criminelle, des jeunes gens détenus par1 autorité paternelle, et des prévenus pour délits politiques. En 1828, une ordon-nance de police assigna un quartier séparé aux condamnés politiques, jusqu’alorsconfondus avec les autres prisonniers. Cette maison servait aussi de lieu de dé-tention pour les débiteurs insolvables; on les détient aujourd’hui dans une prisonspéciale, construite, dans la rue de Clichy, en 1835.maison de ciiarenton saint-maurice, destinée aux aliénés, fondée en 1641.i* Ri son de dépôt de la préfecture de police, située dans les bâtimentsde la préfecture de police. Cette prison se divise en deux parties principales :la première, composée de chambres particulières, porte le nom de Salie Saint-Martin : elle est destinée aux personnes qui peuvent fournir aux frais de leurlogement et de leur nourriture; la seconde partie consiste en un ancien bâtimenta trois étages, dont chacun se compose d’une pièce longue, étroite et obscure,de sombres cabinets pour les prisonniers mis au secret, et de quelques cachots.Au premier élage sont logées les filles publiques, au second des prévenus, et autroisième ceux qui paraissent les moins coupables. Toutes les personnes arrêtéespar les mandats du préfet de police ou par ordre des commissaires sont conduitesa ce dépôt : là elles attendent la liberté ou une autre prison.
palais de la légion-d’iionneur, situé rue de Lille, n° 70. Il fut bâti, en 1786,sur les dessins du sieur Rousseau, architecte, pour le prince de Salm, et porta