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lection ont été légués au roi, en 1838, par un riche Anglais , M. de Standish. Ony compte environ deux cents tableaux, dont plusieurs sont signés du nom desartistes les plus estimés de la Grande-Bretagne.
Je terminerai cette notice sur les ouvrages d’art rassemblés dans le Louvre,en indiquant la reproduction en plâtre de la belle cheminée de Bruges . Elleoccupe une salle du rez-de-chaussée de l’aile méridionale. Enfin on prépare dessalles pour recevoir les bas-reliefs découverts récemment par M. Botta sur l’em-placement de Ninive.
musée des thermes et de l’hotel de cluny, situé rue des Mathurins-Saint-Jacques. — Il se compose en grande partie de la précieuse collection queM. Dusommerard avait travaillé pendant trente ans à former, et qu’il transporta,on 1833, dans son habitation de l’hôtel de Cluny, bâti en 1505 par le cardinald’Amboise . Acquise par le gouvernement en 1842, époque de la mort du savantarchéologue, cette collection est devenue un intéressant musée d’antiquités na-tionales. On y trouve une foule d’objets curieux qui peuvent servir à l’étude desarts du moyen âge et de la Renaissance; on y remarque, entre autres richesses,de magnifiques armes, des travaux remarquables de serrurerie et de menui-serie, de belles faïences de Flandre et d’Italie , d’élégantes poteries, œuvres deBernard de Palissy , et des émaux d’une admirable conservation. D’autres objetsse rattachent à des souvenirs historiques, en même temps qu’ils offrent un grandintérêt sous le rapport de l’art; nous citerons, par exemple, les étriers que portaitFrançois I er à la bataille de Pavie, et l’échiquier en cristal, dit du roi saint Louis.— Ce beau musée archéologique occupe aujourd’hui la chapelle et huit ou dixsalles de cet hôtel de Cluny, dont l’architecture offre un si heureux modèle dustyle de transition en honneur au commencement du xvi e siècle. Pour donnerplus d’extension à l’établissement nouveau, la ville de Paris a cédé gratuitementa l’Etat le palais des Thermes, curieux débris des anciennes constructions queConstance Chlore avait fait édifier au iv e siècle. Ces deux monuments, contigusl’un à l’autre, l’hôtel de Cluny et le palais des Thermes, seront réunis par unegalerie intermédiaire et formeront par eux-mêmes une des parties les plus inté-ressantes peut-être du musée d’antiquités nationales.
musée dupuytren. Il est situé rue de l’École-de-Médecine, dans l’ancienréfectoire du couvent des Cordeliers. Ainsi que son nom l’indique, il doit safondation à l’illustre et savant Dupuytren , qui, à cet effet, a légué une sommede deux cent mille francs à la Faculté de Médecine de Paris. Ce musée a étéétabli dans le but de présenter, réunis dans une vaste collection, tous les objetsfiui peuvent favoriser l’étude de l’anatomie pathologique. Il a été inauguré parBroussais, le 2 novembre 1835.
muséum d histoire naturelle et jardin du roi. J’ai déjà parlé de l’ori-gine de cet établissement, fondé sous le titre de Jardin Royal des Herbes médi-cinales, et destiné à favoriser les progrès de la botanique et de la chimie. Cetétablissement s’accrut au delà de toute espérance, sous la direction successivede plusieurs illustres naturalistes, tels que Fagon , Tournefort, Sébastien Vail lant , Bernard de Jussieu , Du Fay , et enfin Buffon , autour duquel se groupaientDesfontaines, Daubenton, Macquer, Fourcroix, Brongniart, Petit, Portai, Vicq