Iles, etc. Une grande quantité de petits parcs, séparés par de légers treillages,contiennent d’autres espèces d’animaux, rangés par catégories. Les singes occu-pent une grande construction en fer d’une élégante architecture; enfin la volière,la faisanderie, les loges des animaux carnassiers, ont aussi leurs habitants d’es-pèces et de mœurs diverses.
L’ensemble du Jardin du Roi est complété par les vastes édifices où sont réu-nies les collections qui peuvent servir à l’étude des sciences naturelles. Les gale-ries nouvelles de botanique et de minéralogie s’étendent sur un développementde 180 mètres. Elles contiennent d’immenses richesses minéralogiques, classéesavec le plus grand ordre. On y trouve aussi les herbiers, contenant les plantesde toutes les latitudes; enfin on peut remarquer dans les salles du rez-de-chaus-sée une collection de végétaux fossiles.
Le cabinet d'anatomie comparée renferme tout ce qui peut servir aux progrèsde la science anatomique, les squelettes de tous les animaux connus et ceux desdiverses races d’hommes qui peuplent le globe. L’ancien cabinet d'Histoire natu-relle, qui s’élève à l’extrémité des grandes allées, en face de l’entrée principaledu jardin, est, depuis 1834, consacré entièrement aux collections zoologiques.La prodigieuse quantité d’objets qui y sont reunis, rend aujourd bui insuffisantcet édifice qui s’étend sur une façade d’environ 100 mètres. On y touve toutce qui est relatif aux diverses branches de la zoologie, à 1 histoire des mammi-fères, des oiseaux, des poissons, des reptiles, de tous les animaux enfin, dansleurs variétés infinies et leurs classes distinctes. Dans les dépendances de cetétablissement on a formé une bibliothèque de 18,000 volumes relatifs auxsciences naturelles; on y conserve une collection de dessins formant plus de200 volumes in-fol., et connus sous le nom de Vélins du muséum.
J’ai parlé ailleurs du musée du Luxembourg , où sont déposés des tableauxexécutés par des artistes français vivants; du musée d,'Artillerie , si riche enarmures et armes de toutes les époques; du musée des Antiques, à la Biblio-thèque-Royale, ainsi que du musée du Conservatoire des arts et métiers .
école koyale des beaüx-aiits, située rue des Petits-Augustins. La desti-nation de ce beau monument consacré aux arts et les chefs-d’œuvre qu’il ren-ferme, le classent naturellement au nombre de nos Musées. L’École des Beaux-Arts fut commencée en 1819, sur l’emplacement des Petits-Augustins, parM. Debret; mais les travaux les plus considérables ont été exécutés sous la direc-tion de M. Dubau. Spécialement destinée à l’enseignement de la peinture, de lasculpture et de l’architecture, l’école offre la réunion des modèles les plus pré-cieux et les plus propres à favoriser les travaux des jeunes artistes.
La première cour de cet établissement est décorée par la façade principale duchâteau d’Anet, que Henri II fit élever, en 1548, par Philibert Delorme pourDiane de Poitiers . Cette façade sert de frontispice à l’ancienne église des Petits-Augustins, transformée en Musée. Ou y voit des modèles en plâtre, moulés surles originaux, des principaux ouvrages de Michel-Ange , des portes du baptistèrede Élorence, etc., et la copie, par Sigalon , de la célèbre fresque du jugementdernier, par Michel-Ange .
Uaus le corps de bâtiment comprenant la division des classes journalières,
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