SOUS LOUIS-PHILIPPE I er . 637
A côté des tableaux de nos victoires, et sur les parois extérieures, sont inscritsles noms des généraux qui ont le plus contribué à la gloire de nos armes.
colonne de jüillet, destinée à perpétuer la mémoire de la révolutionde 1830. Elle est située sur la place de la Bastille , entre le canal et la nouvellegare Saint - Martin, sur l’emplacement que devait occuper la fontaine de l’Élé-phant, dont le modèle gigantesque en plâtre a été vu longtemps à côté du monu-ment qui l’a remplacé.
Cette colonne s'élève au-dessus de deux soubassements en marbre blanc ornésde médaillons en bronze représentant la croix de juillet et les attributs de laCharte, de la Force et de la Justice. Les quatre faces du piédestal sont cannelées.La principale, celle qui regarde la rue Saint-Antoine, porte une inscription.
Un lion, symbole de la puissance populaire, se voit au-dessous de cetteinscription. On le doit au talent de M. Barye. La façade opposée présente lesarmes de la ville de Paris et une autre inscription qui rappelle la date et le textedes dispositions législatives concernant l’érection et l’emplacement de la Colonnede Juillet. Les deux façades latérales portent dans des couronnes de lauriers lesdates des 27, 28 et 29 juillet 1830, enlacées de palmes et de guirlandes.
Au-dessus du piédestal et comme couronnement, se dessinent des guirlandesde chêne retenues aux quatre angles par autant de coqs.
Le fût de la colonne est partagé en trois parties sur lesquelles les nomsdes morts dans les trois journées sont inscrits en lettres d’or; quatre braceletsornés de tètes de lion séparent ces trois parties, et c’est par la gueule de cesligures que l’air et la lumière pénètrent dans l’intérieur de la colonne. Lechapiteau est formé d’une guirlande de petites feuilles, surmontée par une cor-beille avec une grande feuille à chaque angle; sur chaque face est sculptée unetête de lion et au-dessous quatre enfants qui soutiennent des guirlandes defleurs et de fruits. Au centre de la balustrade qui l’entoure, s’élève la lanternesnr laquelle plane le Génie de la liberté, par M. Dumont, tenant d’une main unechaîne brisée et de l’autre une torche allumée.
On pénètre dans l’intérieur du monument par une porte en bronze don-nant accès dans une galerie circulaire pavée en marbre blanc avec des croixet des étoiles en marbre noir. Quelques marches conduisent à deux caveauxfunèbres où sont déposés, dans de vastes sarcophages, les restes des combattantsde 1830. L’escalier qui conduit au sommet de la colonne se trouve sous unesorte de péristyle voûté ; il a 205 marches, et deux personnes y peuvent aisémentmonter de front. Ce monument est entièrement en bronze; il fut fondé en 1831,par M. Alavoine, et, après la mort de cet architecte, terminé en I8i0 sous ladirection de M. Duc.
palais d’orsay, situé entre les rues de Poitiers , Belle-Chasse, de Lille et lequai d’Orsay. — Cet édifice fut commencé en 1810; les travaux poursuivis lente-ment, viennent d’être achevés. On avait songé d’abord à placer dans le Palaisdu quai d’Orsay le ministère des affaires étrangères; plus tard on jugea à proposde donner à ce monument une autre destination, et il est aujourd’hui occupépar le Conseil d’État et la Cour des Comptes.
Il présente, du côté du quai, un corps de bâtiment, double en profondeur^