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temps et de tous les pays. — Le Salon du Silence offre des peintures deMM. Dccaisnc, Vinclion et Signo! ; le salon d’Hercule a été décoré par M. G. Jadinet le salon de Travail par M. Henry Sclieffcr. — L'Elysée des grands Hommes,que M. Eug. Delacroix a représenté sur la coupole de la bibliothèque, est un desmeilleurs ouvrages de cet artiste; des deux galeries de cette bibliothèque,l’une a été peinte par M. Riezner, l’autre par M. C. Roqueplan . Dans la Biblio -thèque, on voit quatre statues de MM. Simart et Desbœufs; et, à l’extrémitédes galeries, la statue de Montesquieu, par M. Nanteuil, et celle d’Ét. Pasquier,par M. Foyatier. Enfin les tableaux de la chapelle du Luxembourg avaient étéconfiés au talent de M. Bouchot; après la mort de cet artiste, MM. Abel de Pujol ,Vauchelet et Gigoux, ont été appelés à terminer la décoration de cette partie dumonument.
chapelle funéraire nu duc o’orléans . Le 13 juillet 18^2, le duc d’Orléans,monté dans une voiture légère, se rendait de Neuilly à Paris . A la hauteur dela porte Maillot, les chevaux prennent le mors aux dents; le prince, pour éviterle danger, se précipite hors de sa voiture, et est renversé avec violence sur laroute, d’où on le relève ensanglanté et privé de connaissance. On le porte dansune maison modeste de l’avenue de la Révolte. Le roi et les ministres, les princeset les princesses delà famille Royale, avertis de ce douloureux événement, serendent en hâte auprès du duc d’Orléans. Les secours de l’art furent impuissants,et quelques heures après le prince rendait le dernier soupir.
La famille royale résolut de sanctifier par une construction religieuse le heuoù venait de mourir l’héritier présomptif du trône de France . MM. Fontaines etLcfranc furent chargés de bâtir une chapelle funéraire. Cet édifice a la configu-ration d’une croix grecque, et rappelle par sa décoration le style d’architectureen usage à la fin du xn e siècle. A l’intérieur il est décoré de vitraux exécutés surles cartons de M. Ingres ; ccs vitraux représentent les patrons des membres de lafamille d’Orléans. Un cénotaphe est placé dans l’un des croisillons de la chapelle.Sur ce monument, le duc d’Orléans est figuré couché et protégé par un ange;la statue du prince est un ouvrage de M. Pradier; l’ange a été exécuté d’aprèsune composition modelée par feu la princesse Marie d’Orléans. L’entrée de cemonument, pieux témoignage des regrets qu’a laissés après lui le fils aîné du roi,n’est pas publique.
statue nu duc d’orléans. Cette statue équestre s’élève sur un piédestal aucentre de la cour carrée du Louvre. Le prince est représenté l’épée à la main,et revêtu du costume de lieutenant-général. On a disposé sur les deux grandesfaces du piédestal deux bas-reliefs en bronze, rappelant, l’un un épisode de laguerre d’Afrique , l’autre le siège de la citadelle d’Anvers . Ces ouvrages de sculp-ture ont été exécutés par M. Marochetti .
église de la viLi.ETTE. Cet édifice, qui a été commencé en 18V1 et achevédans ces derniers temps, a été bâti sur les dessins et sous la direction de M. Le-queux. La façade présente une large porte cintrée, accompagnée d’une nicheà droite et à gauche. Elle est percée au premier étage de trois fenêtres à arcades,et couronnée par un pignon au centre duquel s’ouvre un œil-de-bœuf. Le pla»de cette église est à peu près celui des basiliques antiques; c’est un rectangl e