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HISTOIRE DE PARIS
Michel et s’élève au-dessus du lit de la Seine . Il ne présente rien de remar-quable dans sa construction. 11 est destiné à recevoir les cadavres des personnesdont on ne connaît ni le domicile ni la famille. Les cadavres abandonnés querecueille la police sont transportés à la Morgue et étendus sur une sorte de litde camp dont l’approche est défendue par une grille. Au-dessus de chaque dé-funt ainsi exposé, on suspend les vêtements qu’il portait, pour qu’on puisseplus facilement constater son identité. Près de là est une salle pour les au-topsies.
théâtres. — Depuis la Révolution de juillet plusieurs théâtres ont été bâtisà Paris . Le théâtre du Palais-Royal a été reconstruit en 1831, sous la direc.tion de M. Guerchy, sur Remplacement de l’ancien théâtre Montpensier, à l’ex-trémité de la galerie Montpensier, au Palais-Royal. La même année vit s’ou-vrir le théâtre des Folies-Dramatiques, à la place occupée auparavant par lethéâtre de l'Ambigu-Comique. Cette salle fut construite par M. Allaux , archi-tecte. Le théâtre de Y Opéra-Comique, place Favait, ruiné par un incendie,alors qu’il était occupé par la troupe des Italiens, a été restauré en 18.39 et ou-vert l’année suivante. Le théâtre de la Gaîté, également détruit par un incendiequelques années avant, a été rebâti en 1835. Pour le mettre désormais à l’abrides flammes, on n’a employé que la pierre et le fer dans sa construction.M. Dedreux, architecte, édifie actuellement une vaste salle, appelée théâtreMontpensier, sur le boulevard du Temple , et sur Remplacement de l’ancien hôtelFoulon. Je citerai, pour mémoire seulement, d’autres théâtres de peu d’im-portance, le théâtre Saint-Antoine, boulevard Beaumarchais (1834), celui duPanthéon , dans l’ancienne église Saint-Benoît (1832), celui de Saint-Marcrf ,rue Pascal (1838), et le Gymnase-Enfantin, passage de l’Opéra. Ces trois der-nières salles sont aujourd’hui complètement abandonnées.
n arrière nü troxe. Cette barrière, commencée comme les autres sur lesdessins de l’architecte Le Doux, vient d'être achevée sous la directio i de M. Jav.On sait qu’elle présente deux énormes colonnes, dont les bases prismatiquespeuvent servir de pavillons pour l’octroi. La partie inférieure de ces deux co-lonnes est ornée de guirlandes et d’imbrications. On remarque sur chacuned’elles deux trophées d’attributs divers et deux génies allégoriques, sculptéspar MM. Siinart et Desbœufs. Sur la colonne de droite, en regardant Vincennes ,on voit le Génie de la paix et le Génie de la victoire; sur la colonne de gauche,le Génie de l’abondance et le Génie de la justice. Les deux colonnes sont sur-montées de deux statues représentant Philippe-Auguste et saint Louis, les deuxfondateurs du château de Vincennes, Rune par M. Dumont, l’autre par M. Etex.Enfin, son chapiteau est couronné par une balustrade, et offre une plate-formed’où les curieux pourront jouir d’une vue très-étendue sur Paris .