K4.8 STATISTIQUE GENERALE UE PARIS.
Le paré des rues, entretenu par l’administration et par lesriverains, présente une superficie de 3,623,991 mètres car-rés. La superficie des trottoirs est de 639,908 mètres carrés.Enfin, il y a des rues qui n'ont ni pavés ni trottoirs, et leursuperficie est de 1 «225,304 mètres carrés. Avec ces nombres,il est facile d’avoir la superficie totale des rues de Paris . Onvoit qu’elle est de 5,489,200 mètres carrés. Enfin, je diraique la longueur totale des rues, si elles étaient placées lesunes au bout des autres, serait de 418,399 mètres, ou plusde 100 lieues.
Comme chaque mètre carré de pavé contient environ 25 pa-vés, on voit que le nombre total des pavés qui couvrent lesrues de Paris est d’environ 80,500,000. Année commune, onemploie un million de pavés pour l’enireiien de la voiepublique. Chaque mètre carre, des paves dont on se sertactuellement, renferme 16 pavés 2/3, et coûte à l’adminis-tration 15 fr.
quais. — ports et ponts. — Les deux rives de la Seine,ainsi que les bords des deux lies de la Cité et de Saint-Louis, sont bordés de quais et en grande partie munis debans et plantés d’arbres. Ces quais sont au nombre de32, en comprenant les 4 quais de l’ile de la Cité et les4 quais de i’Ue Sainl-Lonis.
Les ports sur la rive droite de la Seine sont le port dela Râpée, pour les plâtres et les bois; le port Saint-Paul,pour les cokes, les pavés et le charbon de terre ; le port auBlé et le port de VÉcole, pour le sel, le charbon et les fa—gols; le port Suint-Nicolas, pour les marchandises venantdes ports de mer; sur la rive gauche de la Seine est le portde \’Hôpital , pour les pavés; le port Saint-Bernard, pourles vins et U s bois ; le port de la Tournelle, pour les char-bons et les fruits; le port des Quatre-Nations, pour lescharbons; le port d'Orsay pour les marchandises de Rouen et du Havre , et le port des Invalides pour le bois.
Enfin, il existe sur les deux rives de la Seine et sur lesbords des deux îles, 21 abreuvoirs et 12 puisoirs pourpuiser l’eau dans le fieuve.
Les ponts sont au nombre de 21, sans compter <> pon-ceaux établis sur la rivière de Bièvre.
RUES — COURS. — CLOITRES ET PASSAGES. — Vers la lill
du xme siècle le poète Guill l comptait dans Paris 309 rues.Aujourd’hui, il y en a environ 1,100. — 11 y a 118 carre-fours. — 97 places. — 47 marchés. — 134 passages. —Environ 30 cours. — 7 enclos. — 132 impasses. — 131 pas-sages, dont 48 sont couverts. — 46 chemins de ronde.
noms et numéroiagë des rues. — Pour la premièrefois, en 1728, les rues de Paris furent désignées par desnoms inscrits à l’angle de chacune d’elles. Le numérotageactuel des rues date de t8n6. Les maisons de chaque voiepublique offrent un numéro; d’un côté sont les nombrespairs, d’un autre côte les numéros impairs. — Dans les ruesparallèles ou à peu pi es au cours de la Seine , la série desnuméros commence au point le plus elevé du cours dufieuve. — Dans les rues transversales, celles qui sont per-pendiculaires ou à peu près au cours de cette rivière, lasérie des numéros commence â leur extrémité la plus rap-prochée du lit du fleuve. Les nombres pairs sont à droiteen descscendant les rues, les nombres impairs à gauche.
division de paris . - Un décret de la Convention du19 vendémiaire an vi a divisé Paris en douze municipa-lités, arrondissements ou mairies . — Chaque arrondisse-ment est lui-mème subdivisé en quatre quarticrs.il y a danschaque arrondissement un maire, des conseillers munici-paux et un juge de paix; et dans chaque quartier un com-missaire de police.
Le préfet de police est chargé de la sûreté publique et detout ce qui a rapport à la salubrité. Il a sous sa dépen-dance la gard • municipale,composée de 3,200 hommes dont600 à cheval, et le corps de sapeurs-pompiers dont le con-tingent est 636 hommes, divises en quatre compagnies.L’État-major de ce corps est situé quai des Orfèvres,no 20.
paroisses et succursales. — Il y a une église parois-siale dans chaque arrondissement, et des succursales dont
le nombre est en proportion avec la population des arron-dissements. On compte 25 églises succursales. Des cha-pelles, en outre, sont annexées à un grand nombre d’éta-blissements publics.
égouts. — bornes-fontaines. — Sous le pavé des ruesde Paris se déploie un dédale de conduits souterrains,dont le développement total est 119,745 mètres. On y pé-nètre par 2,21*9 bouches d'égouts. 90 ouvriers sont chargéspar l’administration de déblayer les égouts. Enfin le pavéde la ville est lavé par 1,678 bornes-fontaines.
eaux de paris . — Les divers établissements hydrauli-ques de la capitale fournissent à la consommation les quan-tités d’eaux suivantes.— Le canal de l’Ourcq, 4,000 pouces.— La pompe de Chaillot, 230 à 235 pouces. — La pompe duGros-Caillou, 60 à 02 pouces, et l’aqueduc d’Arcueil 103 ù267 pouces. — La pompe de Notre-Dame , 100 pouces, et lepuits de Grenelle 80 pouces. — Enfin les sources du nord,270 pouces; ce qui donne un total maximum de 10,014, p<d’eau.
spectacles. — On compte 4 théâtres royaux : VAcadémieRoyale de Musique, où l’on représente des opéras serieux etdes ballets; la Comédie-Française , où l’on donne des tragé-dies, des comédies et des drames; XOpéra-Italien et l 'Opé-ra-Comique. L'Odèon a la même spécialité que le Théâtre-Français. Sauf les Italiens, ces théâtres sont subventionnéspar l’Étal. On joue exclusivement des vaudevilles sur lesthéâtres des Variétés, du Vaudeville et du Gymnase. Lesthéâtres de la Porle-Sainl-Martin, de Y Ambigu, Monlpensier,de la Gaîté, des Folies-Dramatiques , des Délassements-Co-miques, des Funambules , de Lazari, Beaumarchais , et duLuxembourg , donnent de< drames, des mélodrames, des pan-tomimes et des vaudevilles. Au Cirque-Olympique , on joueJe vaudeville, des féeries et des drames. Le théâtre Comtejoue des pièces consacrées spécialement aux enfants. Enfin,il y a le théâtre Chanlereine, où l’on ne joue qu’accidentelle-ment. Plusieurs autres théâtres sont établis dans la ban-lieue : à Belleville , à Montmartre , à Batignolle, au Gros-Caillou , au Montparnasse , et sont assimilés â des théâtresde province. Le café souterrain du Sauvage,aa Palais-Royal ,donne aussi de petites scènes dialoguées. Enfin, le Cirquedes Champs-Elysées et l 'Hippodrome, de la barrière del’Étoile, montrent des jeux équestres, des lutteurs, déséqui-librâtes, etc. Ou voit que le nombre des spectacles que ren-ferment Paris et la banlieue s’élève â environ 28. Les hôpi-taux prélèvent sur les recettes des spectacles, un droit quis’est monté, en 1845, à la somme de 1,046,525 fr.
L 'éclairage de la voie publique se fait au moyen de2,608 lanternes à huile fournissant..*. 5,880 becs, et du
8,600 lanternes à gaz fournissant. 8,600 — ce qui
donne un total de 11,208 lanternes et de 14,500 becs. Pen-dant les six mois de la mauvaise saison, tous les becs sontallumés. L’éclairage est suspendu dans 3,240 becs pendantla belle saison.
Le balayage des rues est à la charge des habitants; lebalayage des places publiques, des grandes routes, des bou-levards, des quais, se fait aux frais de l’administration, quiemploie, pendant l’été, environ 300 individus; l’hiver, lunombre des balayeurs est porté à 600, et quand il tombe dela neige à 2,000. Enfin, dans quelques rues, il y a des can-tonniers à poste fixe.
Arrosement. — Les boulevards, les quais, les places, lesponts et les promenades publiques sont arrosés deux foispar jour, du 15 avril au 15 septembre, par 90 tonneauxportés sur des voitures à 1 cheval. Chaque fois, le servicedoit durer quatre heures. Dans le mois qui précède et dansle mois qui suit l’époque que je viens d’indiquer, on emploieseulement 25 tonneaux.
Voitures. — Voici le nombre des différentes voitures quicirculent dans les rues de Paris :
Coupés à 2 chevaux.
Coupes à 1 cheval.
Cabriolets de place, â 2 et 4 roues.
Voitures supplémentaires. ^