AVERTISSEMENT
DES EDITEURS.
ET ouvrage parut en 1750, dans le tempsoù les ridicules querelles pour la bulle menaçaientde troubler encore l’Etat, 8c où le clergé, pro-priétaire d’un cinquième des biens du royaume,refusait de porter une partie du fardeau destaxes fous lequel le reíle de la nation paraissaitprêt à succomber , 8c protégé par quelquesministres, les aidait à faire disgracier le contrô-leur-général qui osait rendre ce service à sapatrie. Or le clergé raisonnait ainsi : notrebien est le bien des pauvres ; donc ce seraitun sacrilège, si au lieu d’enlever aux pauvresleur nécessaire pour subvenir aux dépenses del’Etat, on nous prenait une faible partie denotre superflu. Nous étions exempts , commela noblesse , des anciennes taxes ; donc nousne devons pas payer les nouvelles taxes quela noblesse paye comme le reste des citoyens.Et la noblesse qui, fous Louis XI F, s’est assem-blée pour un tabouret, 8c fous Louis X V pourun menuet, ne s’assembla point pour défendreses droits contre les prêtres , 8c elle continuade payer gaiement pour le clergé. Prétendre ,comme les Anglais, qu’on ne peut être taxé