ET DU PEUPLE.
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raisonnables étant augmenté, le nombre des espritsde travers, qui se nourrissent d’opinions absurdes ,diminuera.
Ce qu’on appelle un janjènijle est réellement unfou, un mauvais citoyen & un rebelle. II est fou,parce qu’il prend pour des vérités démontrées desidées particulières. S’il se servait de sa raison , ilverrait que les philosophes n’ont jamais disputé nipu disputer sur une vérité démontrée. S’il se servaitde sa raison, il verrait qu’une secte qui mène à desconvulsions est une secte de fous. 11 est mauvaiscitoyen, parce qu’il trouble l’ordre de l’Etat. II estrebelle . parce qu’il désobéit.
Les molinistes font des fous plus doux. II ne fautêtre ni à Apollos, ni à Cèphas, mais à Dieu Sc au roi.11 est certain que plus il y aura de philosophes,plus les fous seront à portée d’être guéris. .
Le prince philosophe encouragera la religion quienseigne toujours une morale pure & très-utile auxhommes ; il empêchera qu’on ne dispute sur ledogme, parce que ces disputes n’ont jamais produitque du mal.
II rendra, autant qu’il le pourra, la justice distri-butive plus uniforme 8c moins lente ; 8c rougira pournos ancêtres, que ce qui est vrai à Dreux soit fauxà Pontoise.
Le prince philosophe sera convaincu que plusun peuple est laborieux , plus il est riche : il aurafoin que ses villes soient embellies, parce qu’alors
Politique ò Légijl. Tome I. B