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5 8 De la paix
de Matthieu Sc de Luc : ils disent que Mirja ou Marial’enfanta par l’opération d’uu esprit, Sc en mêmetemps ils donnent la généalogie de Joseph son pèreputatif ; Sc ces deux généalogies font absolumentdifférentes dans les noms 8c dans le nombre de cesprétendus ancêtres : il est bien sûr, sacrée majesté,qu’une imposture si énorme Sc si ridicule aurait étépour jamais ensevelie dans la fange où le christia-nisme est né, fi les chrétiens n’avaient pas rencontrédans Alexandrie des platoniciens dont ils ont em-prunté quelques idées, Sc s’ils n’avaient appuyé leursmystères par cette philosophie dominante ; c’est-làce qui les a sait réussir auprès de ceux qui se payentde grands mots Sc de chimères philosophiques.
C’est avec je ne fais quelle trinité de Platon , avecje ne fais quels mystères emphatiques, touchant leverbe , qu’on en imposa à la multitude ignorante,avide de nouveautés. La morale de ces nouveauxvenus n’est certainement pas meilleure que la vôtreSc la nôtre ; elle est même pernicieuse. On fait direa ce Jésus : (f) Qùil ejl venu apporter la guerre ò nonla paix ; qu il ne saut pas prier fes amis à dîner quand ilsfont riches; (k) qu il faut jeter dans un cachot celui quin aura pas une belle robe au festin ; qu il faut contraindreles paffans de venir à son festin , Sc cent autres bêtisesatroces de la même espèce.
Comme les livres chrétiens se contredisent àchaque page , ils lui font dire aussi qu’il faut aimerson prochain, quoiqu’ailleurs il prononce qu’il fauthaïr son père Sc fa mère pour être digne de lui; (/)
(:) M atlh. chap. X, v. 34. (/) Luc , chap. XIV, V. 26.
(í) Luc, chap. XIV, v. 12.