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Tome vingt-neuvieme.
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De la paix

Simon Barjone. Immédiatement après cette querelle,les disciples de Jésus, qui ne s’appellaient pas encorechrétiens , se divisèrent en deux partis, l’un nomméles pauvres, l’autre les nazaréens. Les pauvres, c’est-à-dire les ébionites , étaient demi-juifs ainsi queleurs adversaires; ils voulaient retenir la loi mosaïque;les nazaréens, nommés ainsi de JESUS originaire deNazareth, ne voulurent point de l’ancien testament ;ils ne le regardèrent que comme une figure du nou-veau , une prophétie continuelle touchant Jésus ,un mystère qui annonçait un nouveau mystère : cettedoctrine étant beaucoup plus merveilleuse que l’autrel’emporta à la fin ; 8c les ébionites se confondirentavec les nazaréens.

Parmi ces chrétiens, chaque ville syrienne , égyp-tienne , grecque , romaine , eut sa secte qui différaitdes autres. Cette division dura jusqu’à Constantin.:& au temps du grand concile de Nicée . tous cespetits partis furent étouffés par les deux grandessectes des omoiousiens 8c des omousiens , les pre-miers tenant pour Arius 8c Eujebe , les seconds pourAlexandre 8c Atkanafe ; 8c c’était le procès de l’ombrede l’âne : personne n’y comprenait rien. Constantinlui-même avait senti le ridicule de la dispute , 8cavait écrit aux deux partis qu il était honteux de Jequereller pour un Jujet fi frivole. Plus la dispute étaitabsurde, plus elle devint sanglante ; une diphthonguede plus ou de moins ravagea l’empire romain troiscents années.

X X.

Dès le quatrième siècle , l’Eglisè d'O rien t com-mence à se séparer de celle d’Occident : tous les