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Tome vingt-neuvieme.
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PERPETUELLE.

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philosophie platonicienne à un homme riche nomméSinéjius, qui n’était pas encore baptisé; les évêqueségyptiens voulurent absolument avoir Sìnèsim le richepour collègue, 8c lui firent conférer l’évêché de Pto-lémaïde. 11 leur déclara que s’il était évêque il nese séparerait point de sa femme , quoique cetteséparation fût ordonnée depuis quelque temps auxprélats ; qu’il ne voulait pas renoncer au plaisir dela chaise qui était défendue aussi ; qu’il Renseigneraitjamais des mystères qui choquent le bon sens ; qu’ilne pouvait croire que l ame fût produite après lecorps ; que la résurrection 8c plusieurs autres doc-trines des chrétiens lui paraissaient des chimères ; qu’ilne s’éléverait pas publiquement contr’elles , maisque jamais il ne les professerait ; que si on voulaitle faire évêque à ce prix , il ne savait pas mêmeencore s’il daignerait y consentir.

Les évêques persistèrent ; on le baptisa, on le fitdiacre, prêtre, évêque; il concilia sa philosophieavec son ministère : c’est un des faits les plus avérésde l’histoire ecclésiastique. Voilà donc un platoni-cien , un théiste , un ennemi des dogmes chrétiens ,évêque avec l’approbation de tous íes collègues ; 8cce fut le meilleur des évêques, tandis qu 'Hypatie estpieusement assassinée dans régisse, parles ordres oudu moins parla connivence d’un évêque d’Alexandriedécoré du nom de sains. Lecteur, réfléchissez 8c jugez;8c vous , évêques , tâchez d’imiter Sinéjius.

XXIV.

Pour peu qu’on lise l’histoire , on voit qu’il n’ya pas eu un seul jour où les dogmes chrétiens Raientfait verser le sang, soit en Afrique, soit dans l’Asie

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