ET LES USURPATIONS DES AUTRES. 8g
par une bulle le tribunal de la monarchie sicilienne.Rien n’avilit plus une autorité précaire que desexcès qu elle ne peut soutenir. Le tribunal ne se tintpoint pour aboli ; le S* Père ordonna qu’on fermâttoutes les églises de l’île 8c que personne ne priâtDieu. On pria Dieu malgré lui dans plusieurs villes.Le comte Mctjfei, envoyé de la part du roi au pape ,eut une audience de lui. Clément X/pleurait souvent,8c se dédisait aussi souvent des promesses qu’il avaitfaites. On disait de lui : II rejsemble à S‘ Pierre, ilpleureòil renie. Majfei, qui le trouva tout en larmes dece que la plupart des églises étaient encore ouvertesen Sicile, lui dit : S 1 Père, pleurei quand on les serinera,<b non quand on les ouvrira.
De Ferrare.
Si les droits de la Sicile font inébranlables, filasuzeraineté de Naples n’est qu’une antique chimère ,l’invasion de Ferrare est une nouvelle usurpation.Ferrare était constamment un fief de l’Empire , ainsique Parme 8c Plaisance. Le pape Clément VIII endépouilla César d'Ejl, à main armée, en 1597. Leprétexte de cette tyrannie était bien singulier pourun homme qui se dit l’humble vicaire de Jesus-Christ. Le duc Alfonfe d'Ejl , premier du nom ,souverain de Ferrare , de Modène, d’Est, de Carpi,de Rovigno, avait épousé une simple citoyenne deFerrare, nommée Laura Eujlochia, dont il avait eutrois en fan s avant son mariage , reconnus par luisolemnellement en face d’église. 11 ne manqua àcette reconnaissance aucune des formalités prescrites