g8 Les droits des hommes,
une très-honorable dame. II faut toujours rendrejustice au beau sexe dans l’occasion.
Des acquisitions d’Alexandre VI.
La terre a retenti aster de la simonie qui valut àce Borgia la tiare ; des excès de fureur 8c de débauchedont fe souillèrent ses bâtards ; de son inceste avecLucrecia fa fille. Quelle Lucrecia ! On fait qu’ellecouchait avec son frère 8c son père, 8c qu’elle avaitdes évêques pour valets de chambre. On est assezinstruit du beau festin pendant lequel cinquantecourtifannes nues ramassaient des châtaignes en variantleurs postures, pour amuser sa sainteté qui distribuades prix aux plus vigoureux vainqueurs de ces dames.L’italie parle encore du poison qu’on prétendit qu’ilprépara pour quelques cardinaux, 8c dont on croitqu’il mourut lui-même. II ne reste rien de ces épou-vantables horreurs que la mémoire ; mais il reste encoredes héritiers de ceux que son fils 8c lui assassinèrent,ou étranglèrent, ou empoisonnèrent pour ravir leurshéritages. On connaît le poison dont ils se servaient,il s’appelait la cantardla. Tous les crimes de cetteabominable famille font aussi connus que l’Evangile,à l’abri duquel ces monstres les commettaient impu-nément. II ne s’agit ici que des droits de plusieursillustres maisons qui subsistent encore. Les Orsinì , lesColonnes souffriront-ils toujours que la chambre apos-tolique leur retienne les héritages de leur anciennemaison ?
Nous avons à Venise des Tiepolo, qui descendentde la fille de Jean Sforze seigneur dc Pezzaro, que