160 Des monnaies, &c.
Nous ne sommes pas des citoyens , nous ne sommesque des bourgeois.
Le grand point est que les taxes soient proportion-nellement réparties. On peut aisément reconnaîtrela justesse de la proportion , quand la culture desterres, le commerce 8c l’industrie font encouragés.S’ils languissent , c’est la faute du gouvernement ;s’ils prospèrent, c’est à lui qu’onenest redevable.
Au reste , que Louis XIV soit mort avec deuxmilliars de dettes ; qu’il y ait eu depuis un système,un visa ; que quelques familles aient été ruinées ;qu’il y ait eu des banqueroutes ; qu'on ait mis detrop forts impôts ; j’appelle tout cela les malheursd'un peuple heureux : c’était du temps de la fronde .du temps des Guises , du temps des Anglais, queles peuples étaient malheureux en effet : mais celamènerait trop loin ; 8c un écrit trop long est unimpôt très-rude qu’on met fur la patience du lecteur.