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Tome vingt-neuvieme.
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196 Idées républicaines.

XXX.

On dit dans ce même Contrat social que la monarchiene convient qu aux nations opulentes , l'arijlocratie aux Etatsmédiocres en richesses ainsi quen grandeur , la démocratieaux Etats petits ò pauvres.

Mais au quatorzième siècle, au quinzième Sc aucommencement du seizième , les Vénitiens étaient leseul peuple riche ; ils ont encore beaucoup d’opu-lence : cependant Venise n’a jamais été 8c ne ferajamais une monarchie. La république romaine futtrès-riche depuis les Scipions jusqu’à César. Lucquesest petite 8c peu riche , 8c est une aristocratie ;l’opulente 8c ingénieuse Athènes était un Etatdémocratique.

Nous avons des citoyens très-riclies , Sc nouscomposons un gouvernement mêlé de démocratie8c d’aristocratie : ainsi il faut se défier de toutes cesrègles générales qui n’existent que fous la plumedes auteurs.

XXXI.

Le même écrivain, en parlant des dififèrenssystèmes de gouvernement , s’exprime ainsi : L'untrouve beau quon soit craint de ses voisins , Vautre qu'onen soit ignoré. L'un ejl content que Vargent circule, Vautreexige que le peuple ait du pain.

Tout cet article semble puéril 8c contradictoire.Comment peut-on être ignoré de ses voisins ?comment est-on en fureté si vos voisins ignorentqu’il y a du danger à vous attaquer ? 8c comment