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Tome vingt-neuvieme.
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L44 Commentaire sur le livre

par ses lumières, 8c supérieur peut-être par sonimpartialité.

La conspiration était tramée beaucoup plus contrele cardinal de Richelieu que contre Louis XÍIL II nes’agissait point de livrer la France à des ennemis ;car le frère du roi, principal auteur de ce complot,ne pouvait avoir pour but de livrer un royaumedont il se regardait encore comme l'héritier présomp-tif, ne voyant entre le trône 8c lui qu un frère aînémourant Sc deux enfans au berceau.

De Thou n’était coupable ni devant Dieu, nidevant les hommes. Un des agens de Monsieur,frère unique du roi, du duc de Bouillon , princesouverain de Sédan , 8c du grand-écuyer d'EffialCinq-Mars , avait communiqué de bouche le plandu complot au conseiller d’Etat. Celui-ci alla trouverle grand-écuyer Cinq-Mars, 8c fit ce qu’il put pourle détourner de cette entreprise; il lui en remontrales difficultés. S’il eût alors dénoncé les conspira-teurs , il n’avait aticune preuve contr’eux ; il eût étéaccablé par la dénégation de l'héritier présomptifde la couronne, par celle d’un prince souverain,par celle du favori du roi, enfin par l’exécrationpublique. II s’exposait à être puni comme un lâchecalomniateur.

Le chancelier Séguier même en convint, en confron-tant de Thou avec le grand-écuyer. Ce fut dans cetteconfrontation que de Thou dit à Cinq-Mars cespropres paroles mentionnées au procès-verbal : Sou-venez-vous , Monsieur , qu il ne sejl point pajsè de journéeque je ne vous aie parlé de ce traité pour vous en dissuader.Cinq-Mars reconnut cette vérité. De Thou méritait