Disputes d’ecole. ZoZ
bon géomètre pour son temps , 8c qui avait déjà de laréputation fous le roi François I, ne se doutait pas alorsqu’il se préparait une mort affreuse en soutenant unethèse contre la logique d 'Aristote. II fut long-tempspersécuté , traduit même devant les tribunaux sécu-liers par un nommé Galantms "Torticolis. On le menaçade le faire condamner aux galères. De quoi s’agissait-il ? le principal objet de la dispute était la manièredont il fallait prononcer Quifquis 8c quamquam.
Enfin Ramus vécut assez pour être une des victimes g eom hre
1 . . liamusçgorgè
de la St Barthelemi. Ses ennemis attendirent ce grand à la saim-
jour pour se venger de sa réputation 8c du bien qu’il BanlieIciIU -avait fait à la ville de Paris, en fondant une chairede géométrie. Ils traînèrent son corps sanglant à laporte de tous les collèges, pour faire amende hono-rable à la philosophie à'AriJìote.
Les disciples zélés du ílagirite grec furent si encou-ragés chez lesdescendans des Gaulois, que long-tempsaprès que l'ivrelfe 8c la rage de la S 1 Barthelemi furentpassées, ils obtinrent en 1624 un arrêt qui défendaitfous peine de mort d'être d’un avis contraire à celuià'AriJìote. ,
Les inimitiés personnelles n’ont que trop souventimploré le bras de la justice, 8c tâché d’épaiífirson bandeau. On sait que les jésuites Coton 8c Garajsevoulurent attaquer au conseil du roi le sage 8c savantPafquier, qui avait plaidé contr’eux devant le parle-ment ; mais enfin ne trouvant pas jour à tenter uneentreprise fi hardie, Garajse se réduisit à plaider devantle public, 8c voici le morceau le plus éloquent de sonplaidoyer :
" Pajquier est un porte - panier, un maraud de
Politique ò Légifl. Tome I. V