32o Femmes prostituées, &c.
ARTICLE XVII.
Des femmes qui Je prostituent à leurs domestiques.
Comment se peut-il que Constantin, le plusdébauché des empereurs, ait condamné ces domes-tiques à être brûlés , 8c leurs maîtresses à êtredécolées ? ( code, liv. 9 , tit. 9. ) Les plus méchansprinces se sont piqués souvent de faire les lois lesplus rigides. Le cardinal de Fleuri appelait lesfemmes qui avaient cette faiblesse pour leurs valets-de-chambre, des femmes valétudinaires. (15)
ARTICLE XVIII.
Du rapt.
La loi caroline , les ordonnances en France éta-blissent la peine de mort contre un ravisseur. La loianglaise réordonne la mort qu'en cas que la fille seplaigne d’avoir été ravie. (16)
(15) Une loi de France condamne dans ce cas lc domestique à la mort,quand la femme est mariée , ou que c'est une fille fous la puissance dcparens. C’est ainsi qu’autresois la vanité foulait aux pieds l’humanité 8cla justice ; c’est ainsi que ceux qui avaient des aïeux ou des richcífesosaient avouer leur insolent mépris pour les hommes, 8c ce fout les sièclesqui ont produit ces lois qu’on a rimbécillitè ou la turpitude de regretter.Celte loi est du nombre de celles qu’il est à désirer, pour l’honncur de lanation, de voir effacer de notre code.
(16) Et ce n’est pas assez. 11 faudrait qu’elle prouvât dc plus que l’una employé contr’elle la violence ou la menace ; qu’elle prouvât qu’ellen’a point vécu volontairement avec le ravisseur. II ne faut pas que la. vied’un homme dépende du dégoût ou de la vanité d’unc fille qui s’est faitenlever.
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