De la sodomie.
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des supplices recherchés, exquijitis panis. II paraît qu’onfut toujours plus sévère contre les corrupteurs desenfans que contre les en fan s mêmes , 8c on devaitl'être.
Lorsque ces délits auffi secrets que l’adultère , Scauffi difficiles à prouver , font portés aux tribunauxqu’ils scandalisent, lorsque ces tribunaux sont obligésd’en connaître, ne doivent-ils pas soigneusement dis-tinguer entre l’homme sait & 1 âge innocent qui estentre l’enfance 8c la jeunesse.
Ce vice indigne de l’homme n’est pas connu dansnos rudes climats. II n’y eut point de loi en Francepour fa recherche & pour son châtiment. Ons’imaginaen trouver une dans les établissemens de S 1 Louis. Siaucun ejlsoupçonneux de bulgarie , jujlice laïc li doit prende,<b l'envoyer à /’ évêque, ù se il en ejl prouvé , f en doit ardoirò tui li meuble sont au baron. Le mot bulgarie , qui nesignifie qu’hérésie, fut pris pour le péché contrenature. Et c’est fur ce texte qu’on s’est fondé pourbrûler vifs le peu de malheureux convaincus decette ordure, plus faite pour être ensevelie dans lesténèbres de l’oubli, que pour être éclairée par lesflammes des bûchers aux yeux de la multitude.
Le misérable ex-jésuite , auffi infâme par sesfeuilles contre tant d'honnêtes gens, que par le crimepublic d’avoir débauché dans Paris jusqu’à desramoneurs de cheminées, ne fut pourtant condamnéqu’à la fustigation secrète dans la prison des gueux deBicêtre. On a déjà remarqué que les peines fontsouvent arbitraires , 8c quelles ne devraient pasl’être ; que c’est la loi, 8c non pas l’homme qui doitpunir.