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Tome vingt-neuvieme.
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SUR L ESPRIT DES LOIS. 39 1

Les Juifs mêmes , les Juifs , malgré l-’horreur & lemépris qu’on avait pour eux, jouirent dans Romede très-grands privilèges, 8c y eurent des synago-gues secrètes avant 8c après la ruine de leur Jéru-salem.

XXXIX.

Le conquérant qui réduit le peuple en servitude, doittoujours se réserver des moyens pour l'en faire sortir. Jene dis point ici des choses vagues. Nospères, qui conquirentF empire romain, en usèrent ainsi. (pag. 151.)

Je crois qu’on peut me permettre ici une réflexion.Plus d’un écrivain qui se fait historien en compilantau hasard, (je ne parle pas d’un homme commeMontesquieu ) plus d’un prétendu historien , dis -je ,après avoir appelé fa nation la première nation dumonde, Paris la première ville du monde, le fauteuilà bras où s’asiìed son roi, le premier trône du monde,ne fait point de difficulté de dire nous, nos dieux, nospères , quand il parle des Francs qui vinrent desmarais delà le Rhin 8c la Meuse, piller les Gaules8c s’en emparer. L’abbé Vèli dit nous. Hé mon ami !est-ilbien sûr que tu descendes d’un franc P pourquoine ferais-tu pas d une pauvre famille gauloise ?

X L.

Je ne dis point ici des choses vagues. Les lois que nospères f.rent dans le feu, dans Faction, dans l’impétuolìté,dans F orgueil de la victoire, ils les adoucirent. Leurs loisétaient dures, ils les rendirent impartiales. Les Bourgui-gnons , les Goths 8c les Lombards voulaient toujours queles Romains fussent le peuple vaincu. Les lois d'Euric ,de Gordebattd, de Rotharis , firent des barbares , Sc desRomains des concitoyens, (pag. 156.)

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