SUR L ESPRIT DES LOIS. 40 1
son maître l’a violée , elle est déclarée libre avecdépens.
Quà Patane la lubricité des femmes ejl f grande queles hommes font obligés de se faire certaines garnitures pourfe mettre à iabri de leurs entreprises. L est un nomméSprenkel qui a fait ce conte absurde , bien indigneassurément del’Esprit des lois. Et le même Sprenkeldit qu’à Patane les maris font si jaloux de leursfemmes qu’ils ne permettent pas à leurs meilleursamis de les voir, elles ni leurs filles.
Que la féodalité efl un événement arrivé une fois dansle monde, ò qui n a? rivera peut-être jamais 8cc. .
Quoique la féodalité , les bénéfices militairesaient été établis , en différens temps 8c fous diffé-rentes formes, fous Alexandre Sévère , fous les roislombards , fous Charlemagne, dans l’empire ottoman ,cn Perse, dans le Mogol, au fégu , en Russie , 8cque les voyageurs en aient trouvé des traces dansun grand nombre* des pays qu’ils ont découverts.
Que chez les Germains il y avait des vassaux ò non pasdes fefs. Les fefs étaient des chevaux de bataille , desarmes , des repas.
Ouelle idée ! il n’y a point de vassalité fans terre.Un officier à qui son général aura donné à soupern’est pas pour cela son vassal.
Qu en Espagne on a défendu les étoffes déor <ér diargent.Un pareil décret ferait semblable à celui que feraient les étatsde Hollande , s ils défendaient la consommation de la candie.
On ne peut faire une comparaison plus fausse,ni dire une chose moins politique. Les Espagnolsn’avaient point de manufactures ; ils auraient étéobligés d’acheter ces étoffes de l’étranger. I.es
Politique ò Légifl. Tom. I. C c