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germains, anglais, fcandinaviens , farinâtes ; chacunecie ces nations, renfermée dans fes limites, fe faitvaloir par ses différens mérites ; chacune aies grands-hommes, Sc compte à peine les grands-hommes deí’es voisins ; mais toutes ont les yeux fur l’ancienneRome. Romulus , J\ r uma , Brutus, Camillus leur appar-tiennent à toutes. L’hydalgo espagnol. & le gent-leman english, apprennent à lire dans la langue deCêjar. On aime à voir le faible ruisseau dont est. sortià la fin ce grand fleuve qui a inondé la terre.
On ne prononce aujourd’hui le nom d’ostrogoth,de visigoth , de hun , de franc , de vandale,d’hérule , de toutes ces hordes qui ont détruitl’empire romain , qu’avec le dégoût Sc l’horreurqu’infpirent les noms des bêtes sauvages puantes.Mais chaque peuple de l’Europe veut couvrir dequelque éclat la turpitude de son origine. L’Efpagnevante son S 1 Ferdinand , l’Angleterre son S 1 Edouard ,la France son S t Louis. Si à Madrid on remonte auxrois goths , nous remontons dans Paris aux roisfrancs. Mais qui étaient ces Francs, que Montesquieude Bordeaux appelle nos pères ? C’étaient , commetous les autres barbares du Nord , des bêtes férocesqui cherchaient de la pâture, un gîte, Sc quelquesvêtemens contre la neige.
D’où venaient-ils ? Clovis n'en savait rien, ni nousnon plus. On savait seulement qu’ils demeuraientà Forient du Rhin 8e du Mein , Sc que leurs bœufs ,leurs vaches 8c leurs moutons ne leur suffisaientpas. N’ayant point de villes , ils allaient, quand ilsle pouvaient, piller les villes romaines dans la