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Tome vingt-neuvieme.
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sur l’esprit DES LOIS. 431

cn France dès qu’elle y fut publiée. Rien n’est plusconnu de tous ceux qui ont quelque teinture denotre ancienne histoire, que cette formule par laquelletout franc-salien instituait ses filles héritières de sesdomaines.

Ma chere fille, un usage ancien et impie

OTE PARMI NOUS TOUTE PORTION PATERNELLEAUX FILLES : MAIS AYANT CONSIDERE CETTEIMPIÉTÉ, j’AI VU QUE VOUS m’AVIEZ ÉTÉ TOUSDONNÉS DE Dieu également , ET je dois vousAIMER DE MEME. AlNSI, MA CHERE FILLE, JE VEUXQUE VOUS HÉRITIEZ PAR PORTION ÉGALE AVECVOS FRERES DANS TOUTES MES TERRES.

Or une terre falique était un franc-aleu libre. II estévident que si une fille pouvait en hériter, à plusforte raison la fille d’un roi. If aurait été injuste 8cabsurde de dire, notre nation est faite pour la guerre,le sceptre ne peut tomber de lance en quenouille. Etsupposé qu’alors il y eût eu des armoiries peintes, 8cque les armoiries des rois francs eussent été des fleursde lis , il eût été bien plus absurde de dire, comme ona dit depuis, les lis ne travaillent ni ne jilent. ^

Voilà une plaisante raison pour exclure une prin-cesse de son héritage ! Les tours de Castille filentencore moins que les lis ; les léopards d’Angleterre nefilent pas plus que les tours. Cela n’empêchait pas queles filles n héritassent des couronnes de Castille 8cd’Angleterre fans difficulté.

II est évident que si un roi des Francs, n’ayantqu’une fille, avait dit par son testament: Ma chèreJìlle , il y a parmi nous un usage ancien ò impie , qui ôte