SUR LESPRIT DES LOIS. 433
vigueur , c’était un des premiers cantons subjuguéspar les francs - saliens , quand ils envahirent lesGaules. Cependant Philippe de Valois 8 c fa cour despairs donnèrent l’Artois aux femmes , & forcèrent leprince à commettre un crime de faux pour soutenirses droits , du moins à ce qu’on dit.
Que conclure de tant d’exemples ? encore une fois,que tout est contradictoire dans les gouvernemens &dans les paillons des hommes.
Venons enfin à la grande querelle de Philippe deValois 8 c à'Edouard III roi d’Angleterre.
Louis Hutin , arrière-petit-fils de S 1 Louis , ne laissaqu’une fille (je ne parle point d’un fils posthume quine vécut que peu de jours) qui devait succéder à LouisHutin. Etait-ce sa fille unique Jeanne , ou son secondfrère Philippe le long f Louis n’avait point employé laformule, ma chère jille, il y a une loi impie. II ne laconnaissait pas fans doute ; elle était ensevelie dansles formules de Marculfe , depuis le huitième siècle,au fond de quelque couvent de bénédictins, quin’étaient pas si favans que les bénédictins d’aujour-d’hui. Le duc de Bourgogne Eudes , oncle maternelde Jeanne, voulut en vain soutenir les droits de fanièce ; en vain il s’empara d’abord de la petite forte-resse du louvre ; en vain il s’oppofa au sacre ; leparti de Philippe le long fut le plus puissant. Tout lemonde criait la loi falique ! la loi falique! qu’on neconnaissait que par ce peu de lignes qu’on répétait siaisément ,Jilles n héritent point de terres Jaliques. Philippele long régna, 8 c Jeanne fut oubliée.
Dès qu’il fut sacré, il convoqua , en 1317 , unegrande assemblée de notables , à la tête de laquellePolitique ò Légijl. Tom. I. Ee