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Tome trente-septieme.
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Abeilles. 39

n ayant pas de rois , voyage par troupes ; le lézard quitravaille de Jes mains . <b qui demeure dans les palais desrois. J ignore pourquoi Salomon a oublié les abeillesqui paraissent, avoir un instinct bien supérieur à celuides lièvres qui ne couchent point íur la pierre ; & deslézards dont j’ignore le génie. Au surplus je préféreraitoujours une abeille à une sauterelle.

On nous mande qu’une société de physiciens pra-tiques dans la Lusace vient de faire éclore un couvaind’abeilles dans une ruche, où il est transporté lorsqu’ilest en forme de vermisseau. II croît, il se développedans ce nouveau berceau qui devient fa patrie ;il n’en fort que pour aller sucer des fleurs : on necraint point de le perdre, comme on perd souventdes essaims lorsqu’ils font chassés de la mère ruche.Si cette méthode peut devenir d une exécution aisée,elle sera très-utile : mais dans le gouvernement desanimaux domestiques, comme dans la culture des fruits,il y a mille inventions plus ingénieuses que profitables.Toute méthode doit être facile pour être d’un usagecommun.

De tout temps les abeilles ont fourni des descrip-tions , des comparaisons, des allégories, des fables àla poésie. La fameuse fable des abeilles de Mandevillcfit un grand bruit en Angleterre ; en voici un petitprécis.

Les abeilles autrefoisParurent bien gouvernées;

Et leurs travaux Sc leurs roisLes rendirent fortunées.

Ouelques avides bourdonsDans les ruches fe glissèrent.

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