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Abeilles.
condamne 8c ( au bourreau qui l’exécute. Enfin, s'iln’y avait pas de voleurs, les serruriers mourraient defaim.
II est très-vrai que la société bien gouvernée tireparti de tous les vices ; mais il n’est pas vrai que cesvices soient nécessaires au bonheur du monde. On faitde très-bons remèdes avec des poisons, mais ce nefont pas les poisons qui nous font vivre. En réduisantainsi la fable des abeilles à fa juste valeur, elle pour-rait devenir un ouvrage de morale utile.
ABRAHAM.
Section 1.
o U s ne devons rien dire de ce qui est divin dansAbraham , puisque l’Ecriture a tout dit. Nous’ne devonsmême toucher que dune main respectueuse à ce quiappartient au profane, à ce qui tient à la géographie,à Tordre des temps, aux moeurs , aux usages ; carces usages , ces mœurs étant liés à Thistoire sacrée ,ce sont des ruisseaux qui semblent conserver quelquechose de la divinité de leur source.
Abraham , quoique né vers l’Euphrate , fait unegrande époque pour les Occidentaux, 8c n’en faitpoint une pour les Orientaux, chez lesquels il estpourtant aussi respecté que parmi nous. Les maho-métans n’ont de chronologie certaine que depuisleur hégire.
La science des temps, absolument perdue dans leslieux où les grands événemens font arrivés , est venueenfin dans nos climats, où ces faits étaient ignorés.Nous disputons fur tout ce qui s’est passé vers