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Tome trente-septieme.
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Académie.

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des belles-lettres, 8 c celle de i’académie des sciences dei 666 . Ce font deux établiffcmens qu’on doit au mêmeministre qui contribua en tant de genres àlasplendeurdu siècle de Louis XIV.

Lorsqu’après la mort de Jean-Baptifle Colbert 8 c celledu marquis de Louvois , le comte de Pontchartrain secré-taire d’Etat eut le département de Paris, il chargeal’abbé Bignon son neveu de gouverner les nouvellesacadémies. On imagina des places d’honoraires quin’exigeaient nulle science, 8 c qui étaient sans rétribu-tion ; des places de pensionnaires qui demandaient dutravail, désagréablement distinguées de celle des hono-raires; des places d’associés fans pension, 8 c des placesd’élèves , titre encore plus désagréable 8 c supprimédepuis.

L’académie des belles-lettres fut mise sur le mêmepied. Toutes deux se soumirent à la dépendance immé-diate du secrétaire d’Etat, 8 c à la distinction révoltantedes honorés, des pensionnés 8 c des élèves.

L’abbé Bignon osa proposer le même règlement àl’académie française dont il était membre. II íut reçuavec une indignation unanime. Les moins opulens del’académie furent les premiers à rejeter ses offres , 8 cà préférer la liberté 8 c l’honneur à des pensions.

L’abbé Bignon qui, avec l’intention louable de fairedu bien , n’avait pas aster ménagé la noblesse dessentimens de ses confrères , ne remit plus le pied àl’académie française ; il régna dans les autres tant que lecomte de Pontchartrain fut en place. 11 résumait mêmeles mémoires lus aux séances publiques, quoiqu’il faillel’érudition la plus profonde 8 c la plus étendue pourrendre compte fur le champ d’une dissertation fur des

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