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est le premier pontife, Sc combien le culte est auguste8c simple. Ailleurs il est simple fans avoir rien demajestueux; comme estez les réformés de notre EuropeSc dans l’Arnérique anglaise.
Dans d’autres pays il faut à midi allumer desflambeaux de cire qu’on avait en abomination dansles premiers temps. Un couvent de religieuses, à quion voudrait retrancher les cierges , crierait que lalumière de la foi est éteinte Sc que le monde va finir.
L’Eglife anglicane tient le milieu entre les pom-peuses cérémonies romaines Sc la sécheresse dés cal-vinistes.
Les chants , la danse Sc les flambeaux étaient descérémonies essentielles aux fêtes sacrées de tout fOrient.Quiconque a lu fait que les anciens Egyptiens fefaientle tour de leurs temples en chantant 8c en dansant.Point d’institution sacerdotale chez les Grecs fans deschants Sc des danses. Les Hébreux prirent cette cou-tume de leurs voisins ; David chantait Sc dansait devantl’arche.
S‘ Matthieu parle d’un cantique chanté par Jesus-CHRiSTmême Sc par les apôtres après leurspâques. (*)Ce cantique , qui est parvenu jusqu’à nous, n’estpoint mis dans le canon des livres sacrés ; mais onen retrouve les fragmens dans la 2 Z 7 me lettre de
S t Augustin à l’évêque Ceretius . S 1 Augujlin ne dit
pas que cette hymne ne fut point chantée ; il n’enréprouve pas les paroles : il ne condamne les priseil-lianistes qui admettaient cette hymne dans leur évan-gile , que fur l’interprétation erronée qu’ils en donnaient
(*) Hjmno dicta. S 1 Matt. ch. XXVI, v. 39.
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