Agriculture. i 1.5
besoin de cette supercherie, ire laissa pas d’attribuer lachimère de fa Paix perpétuelle au duc de Bourgogne.
L’auteur du Financier citoyen cite toujours le pré-tendu l’cjlament politique de Colberl , ouvrage de toutpoint impertinent, fabriqué par Catien de Courtilz.Quelques ignorans ( * ) citent encore les Te/lamens poli-tiques du roi d’Espagne Philippe 11 , du cardinal deRichelieu , de Colbert, de Louvois, du duc de Lorraine,du cardinal Albêroni , du maréchal de Belle-IJle. On afabriqué jusqu’à celui de Mandrin.
L’Encyclopédie, àl’article Grain, rapporte ces parolesd’un livre intitulé , Avantages <lx désavantages de laGrandc-Brelagne; ouvrage bien supérieur à tous ceuxque nous venons de citer.
" Si l’on parcourt quelques-unes des provinces de5 V.la. France , on trouve que non-íeulement plusieurs55 de ses terres restent en friche , qui pourraient pro-55 duire des blés & nourrir des bestiaux; mais que les55 terres cultivées ne rendent pas à beaucoup près à55 proportion de leur bonté , parce que le laboureur55 manque de moyens pour les mettre en valeur.
55 Ce n’est pas fans une joie sensible que j’ai remar-5 5 qué dans le gouvernement de France un vice dont les55 conséquences font si étendues, 8c j en ai félicité ma55 patrie ; mais je n ai pu m’empêcher de sentir en55 même temps combien formidable serait devenue55 cette puissance , si elle eût profité des avantages que55 ses possessions & ses hommes lui offraient. O sua Ji5 5 bona norìnt ! 5 5
J’ignore si ce livre n’est pas d’un français qui , enfesant parler un anglais , a cru lui devoir faire bénir
(*)" Voyez l’artidc Ana, Amaloles.
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