Band 
Tome trente-septieme.
Seite
152
JPEG-Download
 

lZ2 Alexandre.

capitaine de ne point laisser Tyr maîtresse de la merlorsqu’il allait attaquer l’Egypte.

Alexandre aimait 8c respectait beaucoup Jérusalemsans doute ; mais il semble qu’il ne fallait pas direque les Juifs donnèrent un rare exemple defidélité ò dignede Punique peuple qui connut pour lors le vrai Dieu , enrefusant des vivres à Alexandre , par ce qu ils avaient prêtéferment de fidélité à Darius. On fait assez que les Juifss’étaient toujours révoltés contre leurs souverains danstoutes les occasions ; car un Juif ne devait servir sousaucun roi profane.

S’ils refusèrent imprudemment des contributionsau vainqueur , ce n’était pas pour se montrer esclavesfidelles de Darius; il leur était expressément ordonnépar leur loi d’avoir en horreur toutes les nations ido-lâtres : leurs livres ne font remplis que d’exécrationscontr’elles , 8c de tentatives réitérées de secouer le

j° u g;

S’ils refusèrent d’abord les contributions, c’est queles Samaritains leurs rivaux les avaient payées fansdifficulté , 8c qu’ils crurent que Darius , quoiquevaincu , était encore assez puissant pour soutenir J éru-salem contre Samarie.

II est très-faux que les Juifs fussent alors le seul peuplequi connut le vrai Dieu, comme le dit Rollin. Les Sama-ritains adoraient le même Dieu, mais dans un autretemple ; ils avaient le même Pentateuque que lesJuifs, 8c même en caractères hébraïques, c’est-à-diretyriens , que les Juifs avaient perdus. Le schisme entreSamarie 8c Jérusalem était en petit ce que le schismeentre les Grecs 8c les Latins est en grand. La haineétait égale des deux côtés ayant le même fond dereligion.