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Tome trente-septieme.
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A M E R I d u E. 241

cil substance ou faculté : nous ne pouvons connaîtreà fond ni f être étendu, ni l’être pensant, ou le méca-nisme de la pensée.

On vous crie, avec les respectables Gassendi & Locke ,que nous ne savons rien par nous-mêmes des secretsdu Créateur. Etes-vous donc des dieux qui saveztout ? On vous répète que nous ne pouvons connaîtrela nature 8c la destination de l ame que pair la révé-lation. Quoi ! cette révélation ne vous suffit-elle pas ?II faut bien que vous soyez ennemis de cette révélationque nous réclamons , puisque vous persécutez ceux quiattendent tout d’elle, 8c qui ne croient qu’en elle.

Nous nous en rapportons, disons-nous , à la parolede Dieu ; & vous, ennemis de la raison & de Dieu,vous qui blasphémez l’un & l’autre , vous traitezl’humble doute 8c l’humble soumission du philosophe,comme le loup traita l’agneau dans les fables d 'Esope;vous lui dites : Tu médis de moi fan passé, il fautque je suce ton sang. La philosophie ne se vengepoint ; elle rit en paix de vos vains efforts ; elle éclairedoucement les hommes,que vous voulez abrutir pourles rendre semblables à vous.

AMERIQUE.

Puisq.u’on ne se lasse point de faire des systèmesfur la manière dont l’Amérique a pu se peupler , nenous lassons point de dire que celui qui fit naîtredes mouches dans ces climats y fit naître des hommes.Quelque envie qu’on ait de disputer , on ne peutnier que sêtre suprême, qui vit dans toute la nature ,n’ait fait naître ', vers le quarante-huitième degré , desanimaux à deux pieds fans plumes , dont la peau

DicUonn. philojopk. Tome I, Q