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Tome trente-septieme.
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275
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Ana, Anecdotes. 275

Il ne fallait donc pas souiller l'hiítoire d’un contesi plat, il ne fallait pas déshonorer Henri IV par unesi impertinente anecdote.

Dans un livre intitulé Anecdotes littéraires, impriméchez Durand en 1752 avec privilège, voici ce qu'011trouve, tome III, page 183 : ,» Les amours de»» Louis XIV ayant été jouées en Angleterre , ce»» prince voulu t auísi faire jouer celles du roi Guillaume.»» L’abbé Brueys fut chargé par M. de Torcy de faire»» la pièce : mais quoiqu’applaudie , elle ne fut pas»» jouée , parce que celui qui en était l’objet mourut1» lur ces entrefaites. >»

II y a autant de mensonges absurdes que de motsdans ce peu de lignes. Jamais on ne joua les amoursde Louis XIV fur le théâtre de Londres. JamaisLouis XIV ne fut allez petit pour ordonner qu’onfît une comédie fur les amours du roi Guillaume.Jamais le roi Guillaume n'eut de maîtresse ; ce n’étaitpas d une telle faiblesse qu’on l’accufait. Jamais lemarquis de Torcy ne parla à l’abbé Brueys. Jamais ilne put faire ni à lui ni à personne une proposition 11indiscrète & si puérile. Jamais l’abbé Brueys ne fit lacomédie dont il est question. Ficz-vous après celaaux anecdotes.

II est dit dans le même livre que Louis XIVfut Jïcontent dc l’opéra d'IJis qu ilJìt rendre un arrêt du conseil,par lequel û ejl permis à un homme de condition de chanter àIopéra , ò d'cn retirer des gages fans déroger. Cet arrêta été enregistré au parlement de Paris.

Jamais il n’y eut une telle déclaration enregistréeau parlement de Paris. Ce qui est vrai, c’est queLulli obtint en 1672, long-temps avant l’opéra d'isis,

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