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Ana, Anecdotes. ?8i
occupée du roi, peut-être se plaignait-elle en ce,, moment de la vigilance des espions d 'Henriette,
,, 8c de la sévérité de la reine-mère. Un bruit léger la, ) retire de sa rêverie ; elle recule de surprise & d’ef-,, froi. Louis tombe à ses genoux. Elle veut s’enfuir,
55 il l'arrête : elle menace, il l’apaise : elle pleure , il5! essuie ses larmes.
Une telle description ne serait pas même reçueaujourd’hui dans le plus fade de ces romans qui fontfaits à peine pour les femmes de chambre.
Après la révocation de l’édit de Nantes on trouveun chapitre intitulé Etat du cœur. Mais à ces ridiculessuccèdent les calomnies les plus grossières contre le roi,contre son fils , son petit-fils , le duc d 'Orléans sonneveu , tous les princes du sang , les ministres 8c lesgénéraux. C’est ainsi que la hardiesse , animée par la•faim, produit des monstres. (*)
On ne peut trop précautionner les lecteurs contrecette foule de libelles atroces qui ont inondé si long-temps l’Europe.
Anecdote hasardée de du Haiïlan.
Du Haillan prétend, dans un de ses opuscules, queCharles VIII n'était pas fils de Louis XI. C’est peut-êtrela raison secrète pour laquelle Louis XI négligea sonéducation, 8c le tin t toujours éloigné de lui. CharlesVIII \ne ressemblait à Louis XI ni par l’eíprit ni par le corps.Enfin la tradition pouvait servir d’excuse à du Haillan;mais cette tradition était fort incertaine, comme pres-que toutes le font.
La dissemblance entre les pères 8c les enfans est
(*) Voyez Hijloirc,