♦ í2g8 Ana, Anecdotes.
11 inondé des sottises dc ces folliculaires qui mordent11 parce qu’ils ont faim , 8c qui gagnent leur pain àn dire de plates injures.
ii Ce pauvre Frèron, (b) à ce que j'ai ouï dire ,ii est comme les gueuses des rues de Paris , qu’onii tolère quelque temps pour le service des jeunes gensii désœuvrés , qu’on renferme à l’hôpital trois ou»» quatre fois par an, 8c qui en sortent pour reprendreii leur premier métier.
” J’ai lu les feuilles que vous m’avez envoyées.ii Je ne fuis pas étonné que maître Aliboron cric unii peu fous les coups de fouet que je lui ai donnés.ii Depuis que je me fuis amusé à immoler ce polissonii à la risée publique fur tous les théâtres de l’Europe,ii il est juste qu’il fe plaigne un peu. Je ne f ai jamaisii vu, Dieu merci. 11 m’écrivitune grande lettre il yii a environ vingt ans. J’avais entendu parler de ses
{ b ) Le folliculaire dont on parle est celui-là même qui , ayant étéchassé des jésuites, a composé des libelles pour vivre, 8c qui a remplises libelles d'anecdotes prétendues littéraires. En voici une fur son compte.
Lettre du Sr Royou aweat au parlement de Bretagne , beau-frère dunommé Frèron . Mardi matin 6 mars 1770.
,, Frèron épousa ma sœur il y a trois ans; (en Bretagne) mon père,, donna vingt mille livres de dot. II les dissipa avec des filles, 8c donna,, du mal à ma soeur. Après quoi il la fit partir pour Paris, dans lc,, panier du coche, Sc la fit coucher en chemin fur la paille. Je courus,, demander raison à ce malheureux. II feignit de se repentir. Maiscomme,, il sciait le métier d’espion, Sc qu’il fut qu’en qualité d’avocat j’avaìsî, pris parti dans les troubles de Bretagne, il m’accufa auprès de M. de..„ 8c obtint une lettre dc cachet pour me faire enfermer. 11 vînt lui-même,, avec des archers dans la rue des Noyers un lundi à dix heures du,, matin , me fit charger de chaînes, se mit à côté dc moi dans un fiacre ,,, 8c tenait lui-mémc le bout de la chaîne. . . 8cc.
Nous ne jugeons point ici entre les deux beaux-frères. Nous avons la lettreoriginale. On dit que ce Frèron n’a pas laissé de parler de 'religion 8c devertu dans ses feuilles-. Adrcssez-vous à son marchand de vin.