Band 
Tome trente-septieme.
Seite
332
JPEG-Download
 

332 Anciens et modernes.

55 calamités des malheureux mortels. II ressemblait55 à une comète qui dans fa course rapide franchit55 les orbites des astres étonnés, laissant loin derrière55 elle des traits d une lumière pâle Sc terrible , qui55 annoncent aux faibles humains la chute des rois55 8 c des nations.

55 II s’arrête fur les rives de la Charente, 8 c le bruit55 de ses armes immortelles retentit jufqu’à la sphère55 àc Jupiter Sc de Saturne. II fit deux pas, 8 c il arriva55 jusqu’aux lieux où le fils du magnanime Edouard55 attendait le fils de l’intrépide Philippe de Valois. 55

Le Florentin continua fur ce ton pendant plusd'unquart-d’heure. Les paroles sortaient de fa bouche,comme dit Homère , plus serrées 8 c plus abondantesque les neiges qui tombent pendant f hiver ; cepen-dant ses paroles n étaient pas froides ; elles ressem-blaient plutôt aux rapides étincelles qui réchappentd’une forge enflammée , quand les cyclopes frappentles foudres de Jupiter fur l’enclume retentissante.

Ses deuxantagonistes furent enfin obligés de le fairetaire , en lui avouant qu’il était plus aisé qu’ils nel’avaient cru , de prodiguer les images gigantesques,8 c d’appeler le ciel, la terre Sc les enfers à son secours ;mais ils soutinrent que c’était le comble de l’art , demêler le tendre 8 c le touchant au sublime.

Y a-t-il rien , par exemple , dit l’Oxfordien , deplus moral, 8 c en même temps de plus voluptueux,que de voir Jupiter qui couche avec fa femme fur lemont Ida ?

Milord Chejlerfield prit alors la parole : Messieurs ,dit-il , je vous demande pardon de me mêler de laquerelle ; peut-être chez les Grecs c’était une chose