Ane.
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Jamais de porc à porc on ne vit d’injustices.
Notre bauge est pour nous le temple de la paix.
Ami, que le bon Dieu me préserve à jamaisDe redevenir homme Sc d’avoir tous tes vices !
Ceci est l’original de la satire de l'homme que fitBoileau , 8c de la sable des compagnons d'Ulysse écrite parla Fontaine. Mais il est très-vrai semblable que ni laFontaine , ni Boileau n’avaient entendu parler de l’ànede Machiavel.
De t âne de Vérone.
Ïl faut être vrai, 8c ne point tromper son lecteurJe ne fais pas bien positivement si l’àne de Véronesubsiste encore dans toute fa splendeur , parcc que jene l’ai pas vu : mais les voyageurs qui l’ont vu, il y aquarante ou cinquante ans , s’accordent à dire queses reliques étaient renfermées dans le ventre d unâne artificiel fait exprès ; qu’il était fous la garde dequarante moines du couvent de Notre - Dame desOrgues à Vérone , Sc q u'on le portait en processiondeux fois l’an. C’était une des plus anciennes reliquesde la ville. La tradition disait que cet âne, ayantporté ,(*) notre Seigneur dans son entrée à Jérusalem,n’avait plus voulu vivre en cette ville ; qu’il avaitmarché fur la mer austi endurcie que fa corne ; qu’ilavait pris son chemin par Chypre , Rhode , Candie ,Malthe 8c la Sicile ; que de là il était venu séjournerà Aquilée ; 8c qu’enfin il s’établit à Vérone , où ilvécut très-long-tcmps.
Ce qui donna lieu à cette fable, c’est que la plupart
(*) Voyez Mijsun, tome I, pages 101 St toz.
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