Ange. 345
jamais été édifiés ni de leur science ni de leursmœurs, ne leur ont point communiqué leurs secrets.II a fallu qu’un anglais , nommé M. Holwell , aithabité trente ans à Bénarès fur le Gange , ancienneécole des brachmanes ; qu’il ait appris l’anciennelangue sacrée du Hanscrit , 8c qu’il ait lu les ancienslivres de la religion indienne , pour enrichir enfinnotre Europe de ces connaissances singulières ; commeM. Sale avait demeuré long-temps en Arabie pournous donner une traduction fidelle de l’Alcoran , 8cdes lumières fur l’ancien sabihne , auquel a succédéla religion musulmane : de même encore que M. Hydea recherché pendant vingt années en Perse tout cequi concerne la religion des mages.
Des anges des Perses.
Les Perses avaient trente 8c un anges. Le premierde tous, 8c qui est servi par quatre autres anges ,s’appelle Bahaman ; il a l’inspection de tous les ani-maux, excepté de sliomme, fur qui Dieu s’est réservéune jurisdiction immédiate.
Dieu préside au jour où le soleil entre dans lebélier, 8c ce jour est un jour de sabbat; ce qui prouveque la fête du sabbat était observée chez les Persesdans les temps les plus anciens.
Le second ange préside au huitième jour, 8c s’ap-pelle Débadur.
Le troisième est Kur , dont on a fait depuis pro-bablement Cyrus ; 8c c’est Fange du soleil.
Le quatrième s’appelle Ma , 8c il préside à la lune.
Ainsi chaque ange a son district. G’est chez lesPerses que la doctrine de l’ange-gardien 8c du mauvais