4; S Arabes.
encore des mille ò une nuits, comme ils enfesaientdutemps qu ils imaginaient un Bach ou Bacchus, quitraversait la mer Rouge avec trois millions d’hommes ,de femmes 8c d’enfans ; qui arrêtait le soleil 8c la lune ;qui fesaitjaillir des fontaines devin avec une baguette ,laquelle il changeait en serpent quand il voulait.
Une nation ainsi isolée, 8c dont le sang est sansmélange, ne peut changer de caractère. Les Arabesqui habitent les déserts ont toujours été un peu voleurs.Ceux qui habitent les villes ont toujours aimé lesfables , la poésie 8c l’astronomie.
11 est dit dans la préface kijlorique de l'Alcoran, quelorsqu ils avaient un bon poète dans une de leurs tribus,les autres tribus ne manquaient pas d’cnvoycr desdéputés pour féliciter celle à qui Dieu avait fait lagrâce de lui donner un poète.
Les tribus s’asiemblaient tous les ans par repré-sentans . clans une place nommée Ocad, où l’on récitaitdes vers à peu près comme on fait aujourd’hui àRome, dans le jardin de Facadémie des Arcades; 8 jcette coutume dura jusqu'à Mahomet. De son tempschacun affichait ses vers à la porte du temple de laMecque.
Labid , sils de Rahia , passait pour Y Homère des Mecquoîs ; mais ayant vu le second chapitre de l’Alcoranque Mahomet avait affiché, il se jeta à ses genoux, 8clui dit : 0 Mohammed, fis d Abdallah ,fls de Motaleb ,fils dAchetn, votes êtes un plus grand poète que moi , vousêtes fans doute le prophète de Dieu.
Autant les arabes du désert étaient voleurs , autantceux de Maden, de Naïd, de Sanaa étaient généreux.