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Le déluge vint. Lorsque le déluge eut cessé, Xixutrelâcha quelques-uns de ses oiseaux, qui ne trouvantpoint à manger , revinrent au vaisseau. Quelquesjours après il lâcha encore ses oiseaux , qui revinrentavec de la boue aux pattes. Enfin ils ne revinrentplus. Xixutre en fit autant: il sortit de son vaisseau ,qui était perché sur une montagne d’Arménie ; Scon ne le vit plus ; les dieux l’enlevèrent.
Dans cette fable il y a probablement quelque chosed’historique. Le Pont-Euxin franchit ses bornes, Scinonda quelques terrains. Le roi de Chaldée courutréparer le désordre. Nous avons dans Rabelais %lescontes non moins ridicules , fondés fur quelquesvérités. Les anciens historiens font pour la plupart desRabelais sérieux.
Quant à la montagne d’Ararat, on a prétendu qu’elleétait une des montagnes de la Phrygie , 8c qu’elles’appelait d’un nom qui répond à celui d 'arche, parcequ’elle était enfermée par trois rivières.
IIy a trente opinions fur cette montagne. Commentdémêler le vrai ? Celle que les moines arméniensappellent aujourd’hui Ararat était, selon eux, une desbornes du paradis terrestre, paradis dont il reste peude traces. C'est un amas de rochers Sc de précipicescouverts d’une neige éternelle. Tournefort y alla cher-cher des plantes par ordre de Louis XIV; il dit que tousles environs en font horribles , <b la montagne encore plus ;qutl trouva des neiges de quatre pieds d'épaisseur , <b toutescrijlallifées; que de tous les cotés il y a des précipices taillésà-plomb.
Le voyageur Jean Struis prétend y avoir été auífi.11 monta , si on l’en croît, jusqu’au sommet, pour